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01 août, 2007

Armi et Danny

Je pourrais vous raconter ici des choses essentielles. Vous dire par exemple que nous avons eu les clés de notre maison tout à l'heure. Bientôt le déménagement. Bientôt la mort de Quaidesomme (pas de souci, il sera momifié). Nous devrions avoir l'adsl assez vite, une fois résolu un minuscule souci technique : l'absence de prise de téléphone. Je pourrais, mais ce n'est pas l'objet de ce message.
Il faut se méfier des déménagements : certaines personnes, particulièrement fofolles faut dire, se perdent et ne réapparaissent plus. C'est le cas de Timy, que nous désespérons de revoir depuis plus d'un mois. Mon homme a commencé tout à l'heure à parcourir ses archives en écoutant Anna Sylvestre. Il rigolait un peu trop bruyamment pour que ce soit à cause des fabulettes, alors il m' a avoué son secret : c'est ça. Régalez vous!
G.

29 juillet, 2007

Réédition

Je l'avais promis au tubercule le plus drôle de la blogosphère, il y a des lustres. Grâce à l'aide et à l'astuce de Vincent le Ponantin , c'est chose possible : écoutez ce morceau d'anthologie en en lisant le commentaire! L'article original date du 7 décembre dernier, date d'anniversaire de notre Pacs.




Pour célébrer notre anniversaire de PACS, j'aimerais qu'on chante tous en choeur cette chanson trop vite oubliée (rhôô) intitulée "Génération Anti-pacs" du groupe éponyme. Perso, je trouve que la chanson propagandiste est injustement tenue pour un genre mineur. Heureusement que les Pitous sont là pour rectifier le tir!

Souvenez-vous : il y a 7 ans, des gens habillés en smarties tremblaient pour le taux de natalité de la France qui allait, bien entendu, s'effondrer à cause du Pacs. Y a pas à tortiller du fion (bande de folles!) : c'est logique, on vous dit.
Ce qu'on ignore trop souvent, c'est que cette belle cause idéologique allait signer l'acte de naissance d'un style musical absolument inouï, jamais égalé depuis : le rap-techno-lyrique slammé. Pour réussir ce cocktail top classe, vous avez besoin :

* d'un mec bien blaireau. Son accent doit faire beauf, mais c'est sans doute de la contrefaçon ( syndrôme : "j'habite Neuilly mais je fais mon caïd pour être pris au sérieux")
* d'une chanteuse lyrique qui détone et détonne.
* d'un synthé, bien sûr. Pas possible sans boîte à rythme, hein!
* d'un max d'onomatopées et de gens qui sussurent "génération antipacs" (franchement, ils foutent les jetons : on dirait des vampires!)
* et de paroles béton

Et pour ces fameuses paroles, suivez le guide! Le postulat, c'est connu, c'est qu'un lobby homosexuel oeuvre dans l'ombre pour le naufrage de la France. La pratique, ça donne ça :




Couloirs de l'assemblée (hein hein)
Sondages préfabriqués (j't'assure)
Opinion calculée (ben oui)
Le PACS avance masqué




Note : les trucs entre parenthèses, c'est pas des ajouts de ma part; et ça donne un sacré cachet au morceau!




Des vendeurs d'illusions
Veulent nous compter par paires (j'te dis)
Au prix d'une intrusion (j't'assure)
Au mépris des repères




Renote : là, faut avouer qu'il y un puissant travail sur la langue : d'ingénieuses reprises phoniques. En revanche, on a vite fait le tour des commentaires à la fin des vers.




Dans la rue on s'éveille
Dans la rue on se lève
Génération antipaaaaaaaacs
(...)
Car dans leur société
L'amour n'est pas promesse (mmmmm)
Aucune pérennité
Je te prends je te laisse (han han yéhè qssch)


Renonote : alors là, le mot pérennité il sonne génialement dans la bouche du blaireau.



Ne risquons pas nos corps
Dans leur contrat précaire (j’t’assure)
Leur triste loi du sort (hein hein)
Provoque la colère


Note : l’intonation du mot colère est jouissive. Il a l’air tout content !
« Leur », ça désigne bien sûr la puissante mafia gay.



Des millions de rebelles
Uniront leurs efforts
Contre ce faux modèle
De la loi du plus fort




Et là, tous les effets sonores se mêlent, la chanteuse lyrique entre en transe et s’évade dans les aigus. Le blaireau braille, les vampires chuintent. Un déchirant ooooooooooooooooh final se perd dans le lointain et vous arrache un soupir d’émotion.

Tout ça pour vous dire, qu'il y a cinq ans aujourd'hui que les Pitous sont pacsés (toujours pas réussi à faire vaciller la France, mais on finira bien par réussir, avec le secours des Francs-maçons ;-))

G.

P.S. : Si quelqu'un peut me dire comment mettre le morceau en ligne, rien ne vaut l'écoute, je crois! (c'est corrigé!)
P.P.S. : Pour les besoins de l'article, je me suis tapé le morceau en boucle. Alors respect!

11 juillet, 2007

Shayonce et Bekira

C'est pas tout ça, mais je vise les 700 articles postés sur Quaidesomme avant sa fin, programmée mi-août au plus tard. Autant dire que j'ai du pain sur la planche... Or, en cette période de transition, j'ai beaucoup de mal à boucler les post en rapport avec notre changement de vie. Cédons donc à la facilité en vous offrant un commentaire à chaud du racollage du clip de Beyonce et Shakira, "Beautiful Liar".



Beyoncé ft shakira - beautiful liar

Ce clip est à regarder dans son intégralité : n'espérez pas vous en tirer en marmonant "J'ai compris le message" dès les premiers déhanchement de ces tigresses, parce que vous rateriez des merveilles!
L'ouverture est grandiose : les sonorités orientalisantes façon "Cléopâtre défile en grande pompe", c'est du Beyonce tout craché. Il y a un brin de mégalomanie, là-dedans. Cette impression est corroborée par les premières paroles. Ecoutez-les maintenant attentivement... Oui, vous avez bien entendu : Les deux chanteuses scandent alternativement leur nom. Perso, je comprends même pas qu'on se fatigue encore à écrire des paroles, alors qu'il est si simple de se trémousser en gémissant ad libitum " Ah! Beyonce beyonce! Ah! Shakiwa Shakiwa". C'est un gimmick de chanteuse de R'n'bouse, ça. Toni Braxton susurrait son nom au début de chacun de ses opus. Je ne sais pas si c'est par peur qu'on les oublie ou si c'est pour faciliter le travail des animateurs de Skyrock, mais ça fait son petit effet.

Tout au long du clip, la difficulté majeure à laquelle est confronté le spectateur est de différencier Shayonce de Bekira : les perverses cultivent exprès la confusion en arborant les mêmes brushings. Et pour vous simplifier la tâche, elles n'arrêtent pas de changer de tenues, passant de la robe de gala à la maîtresse d'école (enfin, à la prostituée déguisée en maîtresse d'école)(je ne connais pas beaucoup d'instit qui portent du Prada) en passant par le toujours très classe pantalon-soutif. Et comme le monteur était manifestement bourré d'amphétamines, les plans durent en moyenne trois quart de seconde : le temps pour votre rétine d'imprimer l'image de l'une, que l'autre est déjà apparue à l'écran dans trois tenues différentes. Je crois que cette contamination des looks est conceptuelle : elle sert à souligner la communion entre la femme trompée et la maîtresse qui dialoguent et se comprennent.

Je ne sais pas trop quelle est votre séquence fétiche, mais j'avoue que la pose façon ninja sous la pluie m'a totalement envoûté. Sinon, le final est proprement éblouissant : après nous avoir rappelé comment elles s'appellent, pour que les êtres intellectuellement diminués par leurs déhanchements lascifs que nous sommes, trouvent sans peine leur single à la Keufna, les Amazones artistes se tamponnent allégrement la croupe contre un mur incrusté d'une pseudo devanagari (enfin, c'est peut-être un vrai alphabet que j'ignore, qui en tout cas participe de l'ambiance orientale). Calez-vous bien dans votre fauteuil : un simple regard sur cette scène peut vous causer un incurable lumbago...
G.
P.S. : Notez le furtif regard complice au moment du secouage de nibards sous la flotte (elles éclatent de rire genre "t'as l'air trop quiche avec tes cheveux mouillés!")

07 juillet, 2007

Bombasse libano-ricaine

J'avais pas mal entendu parler de Mika, notamment par Incitatus, mais, sans en avoir jamais écouté une seule mesure, j'étais bourré d'a priori. Déjà, comment peut-on s'appeler Mika et être autre chose qu'un chanteur de rap ou de R'n'bouse? Voilà où était le problème : on me disait Mika, je comprenais Matt Pokora...




Pour les heureux élus qui ne le connaissaient pas encore, je vous présente Matt Pokora.
Si, quand on vous disait "Mika", vous aviez eu ça en tête, ne me faites pas croire que vous vous seriez précipités sur son album!







J'ai quand même fini par écouter Life in Cartoon Motion, et ce fut une excellente surprise. Des chansons comme Love Today rappellent par instants les pédaleries flamboyantes des Soeurs Ciseaux, c'est assez couramment admis. Il existe cependant des influences que la critique musicale n'a pas identifiées. Nous allons de ce pas réparer cette négligence.


Grace Kelly est une chanson très sympa, même si elle m'évoque un "Elle descend de la montagne à cheval" revu à la sauce Sironimo (c'est ri-go-lo!). Plus confidentiellement, les premières notes de Take it easy sont un pur plagiat de "Toi, je vais te casser la gueule", opus de jeunesse de Laurence Piquet, sans en égaler cependant la puissance lyrique (refrain!).


La curiosité m'a évidemment conduit à rechercher sur le net la frimousse de Mika. Y a pas à dire, c'est mieux que du Matt Pokora! (note pour moi-même : je hais les mecs de 24 ans).

G.

P.S. : Qui m'emmène danser?

03 février, 2007

Ses plus belles chansons : Ringo

Réderie. Comprendre « vide-grenier ». Si vous ne savez pas ça, n’espérez pas survivre en Picardie. On vous regarderait avec des yeux ronds : « tu sais pas ce que c’est, une réderie ? » (ça sent le vécu, hein ? et oui…). Les gens d’ici croient que la France entière connaît ce nom. De toute façon, les gens d’ici ne vous comprennent pas lorsque vous prononcez le pourtant très académique « crayon à papier ». La première fois que c’est l’expression « crayon de bois » qui m’est venue spontanément à l’esprit, j’ai cru que j’avais renié une partie de moi (la partie top classe), et compris qu’il fallait que je quitte l’Amiénie au plus vite…

J’ai largement dévié – comme quoi tout me ramène à mon désir de partir ! Réderie, disais-je, territoire idéal de l’amateur de kitschouilleries. Je me souviendrai longtemps de l’air enthousiaste de cette bonne dame picarde rougeaude, bien du cru, et de la vague de honte qui a dû empourprer mon visage lorsqu’elle s’est exclamée, bien fort sur ce petit bout de trottoir : « Ils aiment Ringo, ces jeunes !!! »
Il faut dire que ça faisait bien dix minutes que mon homme, Schtouf, Poussinou et moi, examinions tous ses vinyles à la recherche de tubes planétaires tels que : « allô à l’OVNI », « Ma jalousie » ou « Le grand corbeau noir ». Il n’empêche, je me suis senti tout penaud.
Ce jour-là, on n’a guère trouvé que la « Cétacé danse » (je hais mon scanner et sa panne), un peu de folklore auvergnat, les hits de l’eurovision 1960 version musette et ça ====>

Mais la persévérance paie, et il est plus que temps d’étudier de plus près la virtuosité langagière de cet artiste, connu aussi sous le nom complet de Ringo Willy-Cat (groârr):

1) Ma jalousie, 1972

Nous passerons vite sur cet opus qui ne vaut que par son inégalable refrain :
Ma jalousie a brisé notre amour
Na na na na na na na na na na na na na na na
N.B. : j’ai supprimé quelques nanana pour plus de lisibilité, mais le cœur y est.


2) Qui est ce grand Corbeau Noir, 1979 (sevenetinaïne pôwâ !)

Comme tout vénérable artiste de l’époque (voir Karen, quelque part par là), Ringo brille surtout par la qualité de ses adaptations. D’un fade « Video kills the radio stars », texte bêtement figuratif qu’il transfigure, Ringo fait un monument de non sens. Avec humilité, il reconnaît lui-même son incapacité à comprendre parfaitement le message crypté que les Muses lui envoient : « Changez de chaîneu/ Que je commprenneu ».
Conformément à « l’enthousiasme », conception antique de l’art inspiré, Ringo est le simple réceptacle de forces qui le dépassent, le haut parleur « branché sur un réseau de symphonies ». Pour apprécier pleinement cette chanson, je pense d’ailleurs qu’on ne peut pas faire l’économie d’une relecture du Ion de Platon. Les voix sensuelles des sirènes (« ohwhoho ! », « nouâhâhâr »), symbole bien connu d’une connaissance absolue, tentante mais dangereuse pour l’homme, accompagnent d’ailleurs l’artiste dans ses interrogations métaphysiques. C’est vrai quoi, c’est qui ce corbeau noir, à la fin ? N’ayez crainte, tout s’explique…

Ce grand corbeau noir est donc une métaphore de l’art inspiré. Je ne vous ferai pas l’affront de vous rappeler que le corbeau est l’un des oiseaux d’Apollon, dieu de l’art et de la vérité. Pour l’occasion, notre Ringo se fait la réincarnation de la Pythie que le dieu manipulait afin d’éclairer (ou pas) les mortels sur leur avenir. Je ne vois pas d’autre explication possible à la présence du volatile éponyme dans cette chanson pleine de « fusée », de « stéréo », de « radar » et autres finasseries technologiques…
Il apporte aussi sa pierre à la défense des Droits de l’Homme, d’une touche discrète. La chanson n’est-elle pas un plaidoyer pour les mariages mixtes ?

« Sur ton écran et dans mon cœur/
Mon sang est de la même couleur »

C’est enfin une réflexion sur la déchéance de l’artiste : « J'arrive de loin et ma fusée fuit de partout » (ou du reproducteur peu regardant, suivant certains exegètes peu amènes).

Ou peu-être bien que c’est juste un assemblage de mots au hasard… De toute façon, la cohérence textuelle, c’est dépassé.


3) Allô à l’OVNI, 1980

Même si la pochette ne le montre pas, on ne quitte pas l’inspiration technologique (regrettées années 80, paradis des scientistes) avec ce titre sorti l’année suivante, chef d’œuvre de l’inécoutable aux textes des plus tortueux. J’avoue d’emblée, je ne pige rien aux paroles, salmigondis mal digéré de science-fiction, à base de rimes en –um et en –tique, de synthé aigrelets et de pseudo-voix d’ordinateur :

Allô radio spéciale Plutonium
Lance message bébé Uranium (…)
Allô radio fréquence Aquarium
Signale disque en Aluminium (…)
Mon laser est au délirium (à qui le dis-tu !!!)

Je ne voudrais pas jouer les mauvaises langues, mais la « fréquence aquarium », ça sent la rime prétexte (ou alors il a fumé je ne sais quoi dans un petit cagibi, ça expliquerait l’aquarium ET le délirium). En gros, notre spationaute rencontre un OVNI et tente un contact. C’est manifestement un message de paix entre les peuples (« S.O.S. je ne veux pas de combat (…)je suis un ami, réponds-moi »). Mais sans vouloir être alarmiste, Ringo est mal barré :

Il me tient dans un champ magnétique
Son ordinateur est bioatomique

Je n’ai aucune idée des performances d’un ordi bioatomique, mais enfin, la supériorité technologique de l’OVNI ne fait aucun doute. J’aimerais bien savoir ce qu’il est advenu de notre explorateur de l’espace, mais ses appels à l’aide sont manifestement restés lettres mortes. La fin de la chanson est ouverte. Mais vu la suite de la carrière de Ringo, je dirais qu’il n’en est pas sorti indemne .


G.

07 décembre, 2006

Leur plus belle chanson 4

Pour célébrer notre anniversaire de PACS, j'aimerais qu'on chante tous en choeur cette chanson trop vite oubliée (rhôô) intitulée "Génération Anti-pacs" du groupe éponyme. Perso, je trouve que la chanson propagandiste est injustement tenue pour un genre mineur. Heureusement que les Pitous sont là pour rectifier le tir!

Souvenez-vous : il y a 7 ans, des gens habillés en smarties tremblaient pour le taux de natalité de la France qui allait, bien entendu, s'effondrer à cause du Pacs. Y a pas à tortiller du fion (bande de folles!) : c'est logique, on vous dit.
Ce qu'on ignore trop souvent, c'est que cette belle cause idéologique allait signer l'acte de naissance d'un style musical absolument inouï, jamais égalé depuis : le rap-techno-lyrique slammé. Pour réussir ce cocktail top classe, vous avez besoin :

  • d'un mec bien blaireau. Son accent doit faire beauf, mais c'est sans doute de la contrefaçon ( syndrôme : "j'habite Neuilly mais je fais mon caïd pour être pris au sérieux")
  • d'une chanteuse lyrique qui détone et détonne.
  • d'un synthé, bien sûr. Pas possible sans boîte à rythme, hein!
  • d'un max d'onomatopées et de gens qui sussurent "génération antipacs" (franchement, ils foutent les jetons : on dirait des vampires!)
  • et de paroles béton
Et pour ces fameuses paroles, suivez le guide! Le postulat, c'est connu, c'est qu'un lobby homosexuel oeuvre dans l'ombre pour le naufrage de la France. La pratique, ça donne ça :

Couloirs de l'assemblée (hein hein)
Sondages préfabriqués (j't'assure)
Opinion calculée (ben oui)
Le PACS avance masqué

Note : les trucs entre parenthèses, c'est pas des ajouts de ma part; et ça donne un sacré cachet au morceau!
Des vendeurs d'illusions
Veulent nous compter par paires (j'te dis)
Au prix d'une intrusion (j't'assure)
Au mépris des repères
Renote : là, faut avouer qu'il y un puissant travail sur la langue : d'ingénieuses reprises phoniques. En revanche, on a vite fait le tour des commentaires à la fin des vers.

Dans la rue on s'éveille
Dans la rue on se lève
Génération antipaaaaaaaacs

(...)
Car dans leur société
L'amour n'est pas promesse (mmmmm)
Aucune pérennité
Je te prends je te laisse (han han yéhè qssch)

Renonote : alors là, le mot pérennité il sonne génialement dans la bouche du blaireau.
Ne risquons pas nos corps
Dans leur contrat précaire (j’t’assure)
Leur triste loi du sort (hein hein)
Provoque la colère

Note : l’intonation du mot colère est jouissive. Il a l’air tout content !
« Leur », ça désigne bien sûr la puissante mafia gay.

Des millions de rebelles
Uniront leurs efforts
Contre ce faux modèle
De la loi du plus fort

Et là, tous les effets sonores se mêlent, la chanteuse lyrique entre en transe et s’évade dans les aigus. Le blaireau braille, les vampires chuintent. Un déchirant ooooooooooooooooh final se perd dans le lointain et vous arrache un soupir d’émotion.

Tout ça pour vous dire, qu'il y a cinq ans aujourd'hui que les Pitous sont pacsés (toujours pas réussi à faire vaciller la France, mais on finira bien par réussir, avec le secours des Francs-maçons ;-))

G

P.S. : Si quelqu'un peut me dire comment mettre le morceau en ligne, rien ne vaut l'écoute, je crois!
P.P.S. : Pour les besoins de l'article, je me suis tapé le morceau en boucle. Alors respect!

13 octobre, 2006

Le cadeau empoisonné

Timeo Danaos et dona ferentes
Je crains les Grecs, même (surtout?) quand ils apportent des cadeaux
Virgile, Laocoon in L'Enéide, II, v.48

Par charité, je ne citerai pas le nom de l'abominable voyou qui m'a expédié cette horror horrorum, Caesar de Gérard Manset ânonné en latin.

Gratias ago, generose puer!

G

09 août, 2006

Mama Africa

En bon usager des médias, vous savez que l’été est la saison du recyclage. Toutes les ondes regorgent alors d’émission de bilans, de best of ou de bêtisiers. Dans le même esprit, mais un brin plus classe qu’Arthur, France Inter propose quotidiennement un voyage à bord d’un chronoscaphe (ouais, la mise en scène de l’émission est d’un ringard hallucinant, genre faussement futuriste à la Bogdanov), à la découverte d’événements plus ou moins marquants du XXème siècle. Ainsi ce petit sujet sur Miriam Makeba :

« I was born ….
V. : _ Mais pourquoi elle ne parle pas français ?
G : _ Ben euh… Comment t’expliquer… Y a des gens qui ne parlent pas français parce qu’ils sont pour ainsi dire estrangers, à tort ou à raison d’ailleurs parce que… m’enfin… On considère généralement que les Sud-Africains sont précisément des estran…
V : _ Ah ? C’est pas Marie Myriam ?
G : _On n’a jamais surnommée Marie Myriam Mama Africa, tu sais (je ne crois pas qu’on se soit beaucoup creuser la tête à lui trouver un surnom, à vrai dire…)
V : _ C’est pour ça ! Je me demandais ce que ça pouvait bien donner un chanson de Marie Myriam intitulée Pata Pata… »

12 juin, 2006

Sérénade au clair de lune

Maou-mi
miaou-ou
maglouuu
miou-mi

Soirée tranquille sur notre terrasse. La nuit est douce. L'immeuble connaît une animation digne d'un village provençal, et nous autres, humains, ne sommes pas les seuls à en profiter...
Stuart l'acrobate exerce ses talents sur toutes les terrasses et balcons de l'étage et ponctue chacun de ses pas d'un commentaire de velours. Notre chat est un bavard : il semble érailler sa voix chevrotante à tout propos. Pas facile, au quotidien, d'en comprendre l'intention. Mais ce soir, c'est assez clair : monsieur nargue, monsieur fait son intéressant. En effet, tandis qu'il parade plus ou moins noblement, librement en tout cas, son compère Rimbaud, au deuxième étage, l'observe avec envie derrière ses barreaux.
Le dialogue a duré trois plombes, quelquefois agrémenté de quelques aboiements caverneux de Kérobéro, le molosse du dessus qui doit peser deux fois mon poids (bave comprise). A force de provocations, notre redoutable dévoreur de mouches réussit à pousser Rimbaud au crime. Qui aurait dit que Stu jouerait un jour les c(h)aïds, la ra... chacaille? Son petit voisin enfreint la loi, au grand dam de sa maîtresse, et gagne le balcon adjacent dont il aura bien du mal à revenir. Et qu'importe s'il est puni pour le restant de la soirée, il s'est fait un nouveau copain, un brin voyou.

G.

25 mai, 2006

Je chante les armes et l'homme

Pour le plaisir d'entendre du Virgile scandé.
Dédicace à Saby, parce qu'elle sera toujours la seule à m'appeler en toute urgence à 22 heures pour que je lui scande un vers...

G.

04 mai, 2006

Comme le chantait Nolwenn #2

Mercredi matin, 8h.
Frais comme un gardon, je vais chercher mes élèves dans la cour.
A :_ M'sieur, vous avez couru? On dirait que vous avez chaud!

Note pour plus tard : changer de crème hydratante.

G.

28 avril, 2006

Ritournelle #1

Tout le monde connaît cette légère angoisse, quand un air, parfois quelques paroles, résonnent obstinément dans votre tête. Quand c'est Le Petit bonhomme en mousse, l'on envisage sérieusement le suicide. Au moins sait-on à qui l'on a affaire. Aujourd'hui, j'entendais sans cesse sur une musique entraînante, très seventies, ces mots:

Jouez jouez musiciens
(...)
Fais-moi rêver comédien
Chante, danse, baladin
(...)
La la la la la la la la la la

Vous la reconnaissez?
Elle représentait la France à l'Eurovision 1976 avec "1, 2, 3".
N'oubliez pas Découvrez Catherine Ferry (je fais du pire tout pire pour elle)

V.

19 avril, 2006

Ses plus belles chansons 4

Carène/Karen Chéryl alias Isabelle Morizet

Inoubliable animatrice d’une émission oubliée (Vitamine, TF1, programme jeunesse), comédienne de talent dans Les Filles d’à côté (AB production, TF 1 ), Isabelle Morizet a surtout fait carrière – et quelle carrière ! – dans la musique. C’est la variétoche italienne qui lui inspira, semble-t-il , la plupart de ses chansons, même si on note d’autres emprunts influences, voire des créations originales ( ???)
Ce n’est pas pour rien que de très nombreuses jeunes filles en fleur doivent leur second prénom à la vice-reine du sexy-disco (on ne détrône pas ainsi la grande Amanda, la reine Lear, immortalisée par Shakespeare) !

1) Oh Mama Mia (1976)
Avec cette très belle réécriture du Mama Mia d’ABBA, celle qui n’est encore que Carène Chéryl, nous offre un joyau, un éblouissant réseau d’analogies. Mama mia est un vibrillonant hommage à la longue tradition apophtegmatique. Preuves à l’appui :

De la poche d'un clown peuvent jaillir des étoiles
Pour l'instant toi tu joues à me faire des rivales
Mais attention car mon cœur n'est pas comme un ballon
Que tu peux lancer dans les airs et laisser retomber par terre

Notez qu’il s’agit là des premières paroles ! et en quelques vers, c’est tout un univers qui s’impose à un auditeur un rien déboussolé, mais charmé. Un peu plus loin, un autre aphorisme continue, aujourd’hui encore, d’alimenter ma réflexion :

Quand tu blesses une fleur, elle ne peut se défendre
On n'est jamais vainqueur de qui a le cœur tendre

Trop bohême… Je n’étais pas né, mais qu’importe : cette chanson est un classique.

2) Show me you're man enough / La marche des machos (1980)
Grande spécialiste de la psychologie et du comportement masculins, Karen nous gratifie de deux versions différentes de sa thèse de fin d’étude, l’une en anglais, l’autre en français (pas en italien ?). Je me concentrerai évidemment sur la version française, la seule dont je puisse apprécier toutes les subtilités.
Plongé in medias res, l’auditeur écoute la jeune chanteuse solliloquer : imaginez une donzelle en boîte qui observe et commente avec force ironie les dragueurs couillus qui font leur show. Tout commence donc par du parlé sur fond musical (Mais regardez-le, ce sourire ravageuheur, son œil de velouhouhours, sa démarche assurée… qu’il est drôle !) avant de devenir chanson à part entière :

Ils ont l’œil andalou
Et le blazer blasé (notez la paronymie)
Le sourire dents de loup (notez la métaphore chaperonnesque)
Et l’humour tamisé

Notre éthologue dévoile toute sa connaissance de l’homme, « frimeur de flipper » dans le refrain :
La marche des machos
Charmeurs qui font leur show
Qui s’prennent pour des géants
Et qui sont des enfants

Bien maligne, la Karen, mais sous ses dehors de cynique, n’est-elle pas attendrie ?
Touuuuuuuus des ma’chohohohohos ouhouhou !

3) Les nouveaux romantiques (1981)
À l’heure du SMS, ce palimpseste de Sara perche ti amo trouve une nouvelle actualité. La thèse des Nouveaux Romantiques est que la technologie n’empêche pas les grands mouvements de l’âme. Nourri de références historiques improbables (« le courage de Danton » parce que ça rime avec chanson) ou littéraires plus téléphonées – c’est le cas de le dire – (« Que Romeo me pardonne,c’est fini Vérone, laisse tomber y a plus personne ») ou encore cinématographiques (« la dolce vita, c’est se retrouver chez nous », « théorème » : les maîtres italiens sont évidemment convoqués), ce titre multiplie aussi les incongruités enthousiasmantes : « il a l’émotion de notre génération », « boulevard périphérique sur nos motos héroïques », « symphonie mécanique» etc… C’est à la fois un hit et une chanson à thèse, moi je dis bravo !

4) Oh cheri cheri (1982)
C’est un nouvel exemple des influences italiennes sur la grande Karen : quelques interventions d’un chanteur outre-alpin viennent nous le rappeler. Inutile d’épiloguer, respectons les volontés de l’artiste :« moins de paroles plus de musique ».
Oui, ok, mais comment faire l’impasse sur des perles comme : « avec toi c’est cosmologique » ? Osons-le, ce texte signé D. Barbelivien est un parfait décryptage du « sentiment élastique » qu’est l’amour.

5) À l'envers à l'endroit (1987)
C’est LE chef d’œuvre de la chanteuse, sans contredit possible : sensuel, poétique, élégiaque et dansant. Qui ne le connaît pas DOIT l’écouter et l’écouter encore ! Il dégage tant d’érotisme qu’il est à l’origine d’un mémorable lapsus à l’antenne de JP Foucault, annonçant sur son plateau « Par devant, par derrière », ce qui n’est finalement qu’une réappropriation du sens.

G.

05 avril, 2006

Leur plus belle chanson 3

Une carrière fulgurante : les What 4

Rien n’a moins de cohérence textuelle qu’une chanson des What 4, éphémère produit du Msixien Popstar. « Plus haut » était bêtemnt nul. « L’Amour n’a pas de loi» l’est d’une façon grandiose. Monstrueux collage d’expressions prédigérées, ce titre est un hymne à la catéchrèse (métaphore si bateau qu’elle est passée dans le langage populaire). Saluez l’audace :
L’amour n’a pas de loi
Oh non non
Je brise la glace, j’ai envie de voler
La page se tourne, c’est de l’encre noire
Sur notre histoire

Le thème de l’amour révolu se prête difficilement à une chanson à 4 voix, mais c’est le choix courageux d’un groupe qui assure la légèreté de ses mœurs (rappelons que le minou du groupe a fini, depuis, tout nu sur une scène de théâtre). Par instant, « l’amour n’a pas de loi » semble pourtant avoir des prétentions philosophiques :
Où est le mal de rester fort
De rire encore

L’apothéose réside sans doute dans l’interminable pont de yeh yeh yeh yeh dont nous gratifient les deux garçons ; quand ils s’arrêtent enfin, les filles prennent le relais. Non, vraiment, l’humour n’a pas de loi !

Eh bien, croyons-le ou non, je me suis révélé capable d’écouter le titre en boucle ! La nazerie est-elle une addiction reconnue ?

G.

24 février, 2006

Ses plus belles chansons 2

Céline Dion : ses chefs d’œuvre méconnus
Inutile de revenir sur les titres qui ont fait la gloire de la Diva canadienne. Je m’intéresserai ici à la genèse de cette authentique artiste, à travers quelques chansons de l’ère Eddie Marnay. Que le choix fut difficile !

1) Mon visa pour les beaux jours (1982)
On reconnaît là les accents jazzies du début de sa carrière : ça va swinguer (choubidou-wa), se dit-on en écoutant les premières mesures. Cette chanson est en fait un vibrant éloge de la liberté et un appel à un monde sans frontières. Grâce à son « passeport couleur de l’amour », rien n’arrêtera Céline Dion lancée à toute allure telle une bulle de champagne sur l’autoroute du bonheur. Elle le reconnaît elle-même : tout cela la « mène à n’importe quoi ». Cela dit, on sent poindre un appétit insatiable qui annonce toute l’ambition de cette petite, prête à « dévorer des étoiles ».

2) A quatre pas d’ici (1983)
C’est à l’évidence une berceuse, si j’en crois les paroles… mais je doute qu’une chanson si diaboliquement rythmée puisse vous aider à trouver le sommeil! Ce qui frappe, c’est surtout la diversité des références culturelles dont certaines me résistent encore. La Dion fait en effet principalement appel à la mythologie nord-américaine : les Indiens côtoient Superman, de mystérieux hommes-machines se promènent dans un bois de Caroline (l’Arcadie américaine, ça ne fait pas l’ombre d’un doute) et hop, en l’espace de quelques vers nous voici transbahutés sur une île au trésor avec Captain Kidd - pour les besoins de cet article, je viens de découvrir sur un site de paroles de chansons la véritable identité de ce personnage dont j’ai longtemps cru qu’il se nommait Gartenki. Quel voyage dépaysant !

3) Hello mister Sam (1983)
Hélas, c’est de mémoire que je dois réaliser cette chronique, puisque c’est une amie qui nous a fait découvrir ce morceau dont, heureuse naine, elle possède le vinyl. La pochette en elle-même est déjà un poème. Mister Sam est un vieux musicien, un genre de joueur de flûte de Hammeln, mais avec un banjo. Comme vous l’aurez compris, cette chanson est encore fortement ancrée dans l’imaginaire nord-américain : nous sommes ici transporté à la Nouvelle-Orléans, parce que Nouvelle-Orléans = musique. Gageons que ce bon misteur Sam est noir, ce qui expliquerait son sourire éclatant (vois plus bas).
A vrai dire, la chanson se passe de commentaire : les paroles sont éloquentes. Pour de bêtes raisons de droits, je ne les reproduirai pas en entier ; certains extraits significatifs suffiront, je pense, aux infortunés qui ne l’ont jamais entendue, à s’en faire une idée assez fidèle :
Avec ton sourire en forme de croissant

Tu prends les enfants au soleil de tes dents
Oooooooooooooooh It's all right, oh it's all right
Tout l'monde est content wohooooo

4) L’hymne à l’amitié (1984)
L’hymne à l’amour n’a qu’à bien se tenir puisque « lalalalalalalalalalalalala l’amitié, c’est le plus beau pays ». Ce titre rayonne d’optimisme, et c’est de loin mon préféré. Comme A quatre pas d’ici, il est nourri de références culturelles : Don Quichotte et Sancho Panza, couple emblématique de l’amitié ; retour à l’étymologie de « copain » (« donne ton pain et ton vin et ta vie », appréciez l’anaphore et les jeux de sonorités) ; on sent également toute l’influence exercée par la théorie d’Aristophane exposée dans Le Banquet de Platon sur la jeune chanteuse et ses paroliers. L’enthousiasme manifesté tout au long de la chanson trouve son point d’orgue dans une stupéfiante envolée vocale dans les derniers instants.

5) La religieuse (1987)
Quelle évolution depuis son premier album intitulé La Voix du Bon Dieu (1981) ! En effet, cette chanson aborde courageusement un tabou absolu : la libido des moniales. « Et prier cet homme sur la croix, c’est encore se donner à lui/ Et quand lui viennent ces idées-là, c’est à peine si elle en rougit »… La voix de la chanteuse, pourtant bien jeune encore, n’a rien de juvénile lorsqu’elle évoque les désirs refoulés de la nonne qui donne au Christ ce qu’elle ne peut plus donner aux hommes. On ressent toute la souffrance ressentie par la jeune fille, la vaste étendue des tentations : hors les murs de l’abbaye, le monde est tout débauche. On devinera au cours de la chanson qu’il y a à l’origine de sa vocation religieuse une histoire d’amour qui a mal fini (« elle revoit des chambres hôtel »… on en vient même à s’interroger sur ses activités antérieures : une Marie-Madeleine repentante, qui noue « ses cheveux sous une cornette anonyme », sans venir à bout de sa sensualité). Quand la Dion sussure les « frissons de désirs », le timbre verse même dans l’érotisme torride.
La particularité de ce titre est d’osciller entre orchestration litturgique à base d’orgues (enfin, de synthés imitant l’orgue) et chabadibawa jazzies. C’est un morceau troublant qui n’aura de cesse de nous interroger et de vous convier à la compassion.

G.

22 février, 2006

Ses plus belles chansons...

Pourquoi un pyjama? Patchouli Chinchilla, et Reine de la nuit. Indubitablement.

Régine est une artiste multiforme, parvenue au zénith dans le domaine de l'entertainment, reconnue par ses pairs et forte d'un succès populaire que les années n'ont pas démenti. Pour toutes ces raisons, le personnage me fascine, d'autant que son ample répertoire fait la part belle aux allusions autobiographiques. Démonstration en trois chansons, trois approches différentes d'une personnalité complexe.

1) Pourquoi un pyjama? 1966
Cette chanson appartient au répertoire festif en vogue dans le milieu du cabaret - inventé par Régine, je le rappelle.
Sur un air enjoué, notre artiste nous révèle ses talents d'artiste lyrique lors des refrains:

Pourquoi un pyjama,
à rayures à fleurs ou à pois?
Pourquoi un pyjama
en coton, en fil ou en soie?

Le résultat est frappant et donne au texte une résonnance inattendue. Les paroles, d'une fantaisie teintée d'humour, donnent un aperçu de la sensualité de cette chanteuse qui n'hésite pas à évoquer des détails intimes tels que sa tenue de nuit - ou plutôt son absence. Régine est ici prescriptrice de tendance, dans le sillage d'une Marilyn déclarant dormir avec pour seul vêtement quelques gouttes de Numéro 5.

2) Patchouli chinchilla. 1968
Cette chanson, beaucoup plus personnelle que la précédente, relève toutefois du même registre "cabaret-nuit parisienne".
La musique est toujours gaie et rythmée, faisant la part belle aux choeurs à base "Lalala-lalalala..."
L'essentiel est ailleurs, puisque l'artiste se révèle ici et construit la mythologie du personnage-Régine. La cohérence textuelle se fonde sur une opposition de type Régine/le reste du monde, opposition qui se cristallise sur deux détails généralement vestimentaires. Ainsi le chinchilla est il opposé au Vison, signe extérieure d'appartenance aux classes supérieures. Régine se lance ici dans une satire sociale mordante, fustigeant le snobisme des bourgeoises parisiennes et refusant dans le même temps l'assimilation aux midinettes ou aux demi-mondaines. Elle offre ainsi l'image d'une femme originale, simple mais distinguée, sincère et séduisante.

3) Reine de la nuit 1983.
Oeuvre de la maturité, Reine de la nuit est une chanson plus sérieuse, que d'aucuns jugeront amère. Régine règle ses comptes avec la mythologie qu'elle a suscitée - volontairement ou non. Sur un air mystérieux, marqué par la technique musicale à base de synthé des années 80, elle décrit les coulisses d'un univers qui fait fantasmer le grand public. Elle apparaît, au sein de ce paysage aux arcanes sombres, comme une femme ayant souffert, lassée par son propre personnage et les légendes urbaines qui courent sur elle. On pensera à une Dalida au faîte de sa gloire, dans le registre "y en a qui disent". De ce monde interlope, la reine des nuits parisienne semble ne vouloir garder que ses amis sincères et surtout la musique, symbolisée par les paroles des choristes qui scandent cette chanson;
"Queen of the night dance"

V.

11 février, 2006

Découverte

Mon homme m'a fait découvrir la chanteuse Manon Bédard (rien que ce nom!), inoubliable interprète de "Il m'a montré à yodler" (1999!). Avis aux amateurs et amatrices (et pas amateures, s'il-vous-plaît)!

G.

07 décembre, 2005

She has invented the night - Part two

Comme le chante si métaphysiquement Régine : pourquoi un pyjama ? C'est vrai, quoi!

G.

She has invented the night

Comme le chante si suavement Régine : je survivrai.

G.

Gloire à toi, Sheila

J'ai Gloria de Sheila dans la tête, je ne sais pas pourquoi. Si quelqu'un comprend goutte aux paroles de cette chanson, qu'il me contacte.

G.