Affichage des articles dont le libellé est états d'âm...iénie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est états d'âm...iénie. Afficher tous les articles

24 juillet, 2007

Blues de fin de soirée

Ce fut un beau mariage - et ce n'est que justice pour cette adepte de Rohmer. La mariée était magnifique; le marié est resté en retrait, comme s'il pensait ne pas la mériter. Tous deux étaient très entourés.

Ce fut un beau mariage, mais comme toute fête un peu longue, il ne m'a pas épargné le traditionnel coup de blues sur les coups de 2h. Bien sûr, j'étais heureux de retrouver ces amis que nous voyons si rarement depuis le début de notre exil. Heureux de voir Péo-Péo si radieuse dans sa robe de Dame du Lac. Cela faisait un bail aussi que je guettais l'opportunité de danser. Pourtant, indépendamment de la nostalgie qui m'encombre trop souvent lors des retrouvailles, ma joie s'est trouvée écornée par des détails qui autaient dû rester insignifiants.

Je n'aime pas trop me mettre en avant : la prise de risque sur le devant de la scène, ce n'est définitivement pas mon truc. Mes bulletins scolaires relevaient déjà : "élève discret mais efficace", et la chef de Patelinvillers m'a rendu hommage lors du pot d'adieux en insistant sur ma discrétion (louange suffisamment ambiguë pour qu'elle se sente obligée de préciser "c'est une qualité") et mon dévouement pour les élèves (mouais). Le problème, c'est que, sans jouer les stars, j'aime qu'on me remarque. Alors l'impression de devenir soudainement transparent et d'enliser ma conversation vers d'inégalables platitudes, voire des borborygmes, je l'ai mal vécue.

Le complexe d'infériorité est d'autant plus mordant que la concurrence est rude. Ce garçon était décidément trop beau. Ce garçon, c'était évidemment Bombasse, dont nous avons longtemps guetté l'entrée. Le nombre d'or s'est manifestement penché sur son berceau. Ses proportions sont idéales, ses traits réguliers, son corps athlétique, ses fesses à croquer. L'ensemble aurait un peu manqué de chaleur, n'était son regard coquin qui claironne "j'ai bien vu que je te plais!". Se dégagent de lui puissance et maîtrise. C'est rageant.

Si Bombasse a gardé l'air de mousquetaire qu'il arborrait déjà l'été dernier, Veinarde a changé. Son visage s'est marqué. D'ailleurs, à bien y regarder, elle n'est pas la seule... Rides, silhouettes alourdies, golfes temporaux creusés, cernes : le temps a, en un an, bien avancé son travail de sape! Je ne nourris évidemment pas l'illusion d'avoir échappé à l'assaut. Au pot d'adieu, ma chef (encore elle) a tenu à faire le bilan de mon passage au bahut : "Vous êtes arrivé, il y a cinq ans, tout jeune et tout beau"... Le message est dans l'implicite. Je vous laisse apprécier.

Ce genre de coup de blues ne devrait pas résister à la rationalisation :
1) On ne peut pas briller sans discontinuer dans une conversation de plusieurs heures.

2) On trouve toujours des mecs plus beaux que soi. D'ailleurs, je suis sûr que, pourvu du physique avantageux de Bombasse, je serais tenté de temps à autre d'être un petit mec à la taille de guêpe (et aux pectoraux de guêpe itou). Il faut accepter le principe de réalité : je ne suis pas Protée (parce que c'est pas poli). Et pas Bombasse non plus (grrr)

3) Bah oui, le temps passe. Mais ce n'est pas un mal de quitter le monde des minous pour gagner celui des adultes. Scott me trouvait des airs de héros de manga, du temps lointain où je m'étais entiché de lui (ce n'est pas pour autant qu'il avait viré de bord) : on peut sans doute imaginer plus crédible comme prof et comme homme. Gageons que l'âge peut faire passer du mignon au beau. Ok, le succès de la mutation n'est pas garanti (conneries de golfes hippocratiques!)

Mais il y a une chose que ces réflexions n'ont pas pu contrer : mon corps ne tient plus le choc, ne suit plus le rythme. J'ai même cru un instant que mon coeur allait bondir hors de mon viril poitrail sa cavité naturelle. Il faut vraiment que je me remette au sport!

G.

P.S. : Et puis Bombasse n'a pas tant d'abdo que ça (j'avoue, c'est trop la honte, j'ai guetté le moment où il s'étirait pour mater son ventre vigoureux!).

30 juin, 2007

Baroud d'honneur du Bolivien

Etre dans la fonction publique ne préserve pas de tous les dangers : le tyranneau est une espèce que l'on rencontre de temps à autres dans des postes de direction.
Le Bolivien est à ce titre un prototype d'élite : il se crispe sur son pouvoir de nuisance et multiplie les crises d'autorité contre-productives. Il a fait de Coucouville un endroit où les gens n'aiment pas venir travailler (pour autant qu'on puisse encore travailler malgré l'absence totale d'organisation). Au bout de deux ans, il s'est fait tellement détester que les collègues de l'époque ont fait grève contre lui (je sais que le prof traîne la réputation d'être un animal râleur, mais il en a d'ordinaire après le système ou le manque de moyens : c'est rarissime que ça tourne au conflit de personne!). Rien ne s'est arrangé dans les années qui ont suivi.

Un manager de légende
Surnommé P'tite Quéquette par certains, parce qu'il se plaît particulièrement à humilier les femmes, le Bolivien est un tordu de compétition (petite et tordue, voilà qui fait envie). La bonne nouvelle, c'est qu'il a enfin obtenu sa mutation. L'effet pervers, c'est que plus rien ne l'arrête. Il a décidé de laisser de lui un souvenir impérissable : le monstre est déchaîné.
Les premières victimes, ce sont les grands naïfs qui font les choses dans les règles. A l'époque où il n'y a plus un seul élève (aucun, zéro, nada, queud') au bahut, certains ravis de la crèche pensent pouvoir obtenir une autorisation d'absence pour un prétexte aussi futile que signer un compromis d'achat à 300 bornes de là, même contre récupération d'heures (ce qui est en soi une absurdité totale, vu le contexte), même sans traitement. Bonne mère, comment peut-on être aussi nigaud? Raison officielle du refus : un compromis, ça peut se signer un samedi matin, peu importe si les vendeurs sont disponibles ou pas. Raison réelle : un non pavlovien. De haute lutte, j'ai arraché un semi accord oral du chef adjoint, à la limite de la désobéissance civile. A côté de ça, tous les jours, d'autres profs ne viennent pas au lycée sans rien dire à personne, et sans être inquiétés.
Honnêtement, je ne vois toujours pas ce qu'il avait à gagner à compromettre mon installation dans ma nouvelle académie. Quand je pense que ce #@*ù a fait son sucré quand il a su dans quelle région j'allais, qu'il m'a demandé de le tenir au courant quand j'en saurais plus, et surtout que je l'ai fait par respect, je me dis que ça ne sert à rien de s'embarrasser de la politesse. J'attends qu'il me convoque dans son bureau, je sens que je me ferais plaisir...

Un sens inné de l'absurde
Le Bolivien a érigé le manque de souplesse en style de vie, ce qui en fait un manager d'exception. Un employé émotionnellement fragile demande deux jours de congé pour organiser le mariage de sa fille? Tssss... refusé, bien sûr! Résultat : un arrêt maladie de quinze jours. C'est une façon originale de détruire le moral des gens, de creuser le trou de la Sécu tout en désorganisant durablement la vie du bahut... Et des décisions aussi mal inspirées sont la signature de sa désastreuse gestion en ressources humaines.
Pour ce qui est de l'an prochain, un seul mot d'ordre : terre brûlée. Il ne sera pas dit que l'apôtre de l'emm*rdement maximum quittera Coucouville sans l'avoir sabordé! Et, pour paraphraser un de ses tours préférés, il y a arrivé (sic).

13 juin, 2007

Une vie nouvelle?

J-1

Demain, si tout va bien, nous connaîtrons nos nouvelles affectations. Il se peut que nos habitudes soient chamboulées, et que ce qui nous est aujourd'hui pénible nous manque prochainement.

V. et moi travaillons à presque 80 km l'un de l'autre. Nous espérons écourter cette distance, l'an prochain, mais rien n'est garanti. Pour l'heure, nous avalons pas mal de bitume (glurps). En dehors des périodes de gel, ce trajet ne me déplaît pas. Quand il s'agit de se taper 60 bornes pour le seul plaisir de constater qu'il n'y a pas d'élèves (ambiance fin d'année au lycée), ça fait surtout mal à ma conscience écologique : parce qu'être payé à se promener au rythme de l'I-Pod, on fait plus mortifiant. A l'aller, on échauffe sa voix en chantant de la bonne musique. Au retour, on décompresse. On entre et on sort de son rôle en douceur : c'est le meilleur moyen de préserver la tranquillité de ses soirées (même si on est bien obligé de ramener des copies).

Si
j'ai un poste en ville, je devrais me priver de cette mise en condition et renoncer à l'ébouriffant spectacle d'une nature quotidiennement en majesté... Bon, je dois plus de franchise aux âmes bucoliques que vous êtes. En cinq ans de nomadisme amiénien, je n'ai pas connu des masses de moments de grâce: une biche dans la brume matutinale, un mouton gambadant sur le bord de la route (je ne VEUX pas savoir ce qu'il est devenu), quelques lièvres plus ou moins vifs. L'essentiel de mes rencontres animalières se cantonne à une myriade de hérissons. Ecrasés. J'ai peine à les porter au nombre des moments de grâce (même chose pour les corneilles grosses comme des veaux).

La compagne la plus présente en ces campagnes, ça reste elle. Ouais... finalement, j'arriverai bien à m'y faire, au changement d'habitudes!

G

07 mai, 2007

Et toi?

S : Salut; ça va, toi?
G : ça pourrait être pire, je présume. Et toi? (petite grimace)
S : Moi, je suis barbouillée; y a quelque chose qui n'a pas dû bien passer, hier soir. Ou quelqu'un. (sourire triste)

J'observe les visages, connus ou inconnus, et tente d'y déceler un message. Leur vie est-elle meilleure ou plus morne, aujourd'hui? Rien ne semble avoir changé pour eux. Je ne sais plus lire aperto libro dans le coeur de mes concitoyens, on dirait. Seul le feu rouge de Coucouville exprime ouvertement ses sentiments : il est au clignotant pour la journée. Lui, il est en fête.
Au bahut, on se jauge, on se cherche, on se comprend à demi-mot. Certains semblent avoir besoin de parler un peu plus longuement que d'habitude. On s'attarde sur les seuils des classes, décimées pour cause de pont.
*
Je me suis senti étonnamment éveillé au sortir du lit. Je me serais bien passé d'entendre vibrer la voix qui m'en a chassé. Nulle envie de m'attarder sous la couette, ce matin, même si je commence à dix heures. J'éprouve le besoin de m'atteler à mille petites choses indispensables : cirer mes chaussures, repasser, choisir mes vêtements avec soin (j'ai remisé trop longtemps ce petit pull noir; ça tombe bien, il fait un temps exécrable) et puis, urgence absolue, réactualiser les listes de lectures de mon I-pod; il faut trouver la bande originale qui collera au mieux à l'étrange humeur du jour. C'est curieux quand même, ce mélange de sérénité et d'agitation qui s'est distillé en moi. C'est la glaçante lucidité des jours sans...

En sortant de l'appartement, j'étais persuadé de ne rien laisser transparaître de mon état, et de ne même pas avoir besoin de me forcer. Comme si j'étais vraiment une coquille vide. Pourtant, depuis ce matin, on n'arrête pas de me notifier ma mine effroyable; on me demande ce qui cloche, en feignant d'ignorer la réponse, si évidente, et en surjouant l'enthousiasme : cette ironie amère est leur moyen à eux de surmonter leur propre perplexité.

C'est vrai que j'ai ma tête des mauvais jours; ça doit être le pull noir...

G.

28 avril, 2007

Prosélytisme

Quoique professionnel de l'éducation (ça en jette, hein!), il y a des tas de choses qui m'échappent dans ce qu'apprennent les lycéens : calculer une intégrale, dire "Je m'appelle Pitou G." en espagnol (ou en russe, ou en mandarin...) ou prévoir ce qui se passe si on mélange de la soude et du chlore (je pense qu'il est sage de ne pas essayer). Mais rien ne me semble plus mystérieux qu'un cours de science éco : je n'en ai jamais suivi dans mon cursus scolaire et, déjà à l'époque, je considérais cette matière avec suspicion.

Quand j'écoute parler l'un de mes collègues, je m'aperçois cependant qu'elle ne sent pas tant que ça le soufre. Il s'agit notamment de familiariser les élèves à l'outil statistique, à l'étude de documents et, finalement, à former leur esprit critique. Hallelujah, la science éco poursuit en fin de compte des objectifs voisins des cours d'histoire ou de lettres. Voilà qui rassure : on se dit que l'éducation de nos bambins est un ensemble cohérent et qu'on forme des citoyens autonomes et tout et tout...

Le problème, c'est que ça dépend pas mal du prof. Je bondis quand un autre collègue de science éco balance des énormités éléphantesques comme : "ce n'est pas la vitesse qui est dangereuse au volant, mais la pluie". Là, encore, ce n'est qu'une parenthèse... Mais quand j'entends mon jeune beau-frère prendre pour argent comptant les propos péremptoires et très orientés politiquement de son prof et qu'il présente comme des vérités scientifiques ("il sait de quoi il parle, il a fait des études exprès"), je me dis qu'on est bien loin du regard critique et j'entre dans une colère noire afro-américaine!

"C'est bien de supprimer la carte scolaire car..." (je n'ai toujours pas pigé l'explication; pour moi, on ne supprime pas les feux rouges sous prétextes que certains conducteurs les grillent; pourquoi ne pas dépénaliser les meutres, puisque des gens en commettent de Haley? je ne vois pas comment la suppression de la carte scolaire pourrait enrayer l'élitisme!), "il faut baisser le SMIC, sinon les entreprises ne pourront pas payer leurs salariés" (bah voyons...)
Ce monsieur a le droit de penser ce qu'il veut (et moi, j'aurais le droit d'éviter tout contact avec lui, si jamais nous devenions collègues)(sauf s'il est super sexy, auquel cas je me contenterais de me boucher les oreilles), mais qu'on n'aille pas me faire accroire que le rôle de l'Education Nationale, c'est de manipuler la pensée de nos élèves, voire de leur donner des consignes de vote! On est quoi? Des captateurs d'opinion? Des directeurs de conscience?

Ce qui m'inquiète aussi, c'est de voir avec quelle admiration mon beau-frère parle de ses profs les plus démagos (c'est ce que j'en devine d'après ses dires; je reconnais que c'est bien peu pour établir un jugement définitif), alors que d'autres, qui n'ont droit à aucune forme de pitié, font probablement leur boulot très consciencieusement. Prime à la frime, ça n'a rien de neuf... ça nous ramène à l'éternelle question (si quelqu'un possède la réponse, je suis preneur!) : c'est quoi, au juste, un bon prof?

27 avril, 2007

Fierté

Fier d'être Français, c'est du dernier chic. Je me prépare d'ailleurs à accueillir les élèves lors d'un levé de drapeau, au son de la Marseillaise, et à leur faire réciter du Barrès la main sur le coeur. Cela ne me pose aucun cas de conscience : je suis un grand admirateur de la pompe nord-coréenne.

Quelque chose me chiffonne, cependant. Je suis J'étais heureux d'être Français. Je me trouve trouvais très chanceux d'être né dans un pays qui garantissait à peu près mes libertés. Heureux, chanceux, d'accord. Mais fier ?

Il me semble qu'on ne peut être fier que de ce qu'on a accompli : on peut l'être de sa réussite professionnelle, l'être aussi de garder auprès de soi ceux qu'on aime, d'arrêter le tabac ou l'alcool. Maintenant, peut-on être fier de ses enfants? Même si les parents contribuent pour une large part à l'évolution de leur progéniture, c'est déjà discutable : un enfant n'est pas que le résultat d'une éducation.
Quant à être fier de sa nationalité, c'est d'une grotesquerie consommée : être français n'est ni une qualité, ni une valeur morale. On conçoit aisément qu'être intelligent vaille mieux qu'être con comme une poutre. Mais en quoi être Belge ou Nigérian serait moins bien qu'être Français? Par ailleurs, notre nationalité tient au hasard dans l'écrasante majorité des cas. Je vois mal l'heureux découvreur d'un billet de cinq euros être fier de son aubaine...
On ne peut pas plus être fier qu'être français qu'en avoir honte. C'est une consolation à laquelle se raccrocher dans les années sombres que nous nous préparons peut-être...

26 avril, 2007

Humanisme

Gilou de Groubien, président à vie d'Amiénie-Mégalopole, que son cursus a tout naturellement mené au ministère de l'Education Nationale (il a été à l'école) et qui sait donc tout à fait de quoi il parle, a récemment qualifié son candidat (enfin, le second, parce qu'il a changé d'avis en cours de route, au profit du plus populaire; vu son talent pour sentir le vent, je le verrais plutôt au ministère de la météo, ce bon Gilou) d'humaniste.

Je serais bien curieux de savoir quel sens il donne à ce mot. Personnellement, je pense qu'il est difficile de trouver plus différents que Montaigne, soucieux d'éducation, hostile à la brutalité et homme politique à contre-coeur, et Nicolas S. qui subordonne tout, y compris la Raison, à son ambition personnelle politique. A ce compte-là, Villiers est un philosophe des Lumières, et Le Pen un beatnik.

12 avril, 2007

Crénom

Il est temps que je quitte la région; je commence à comprendre ce genre de blagues :

- Alors, vous l'appelez comment, votre petit bout de chou?
- Gédequin.
- Gédequin? C'est quoi ce prénom?
- Bah quoi! Ma voisine, elle a bien appelé la sienne Jessica!

Etes-vous Picard dans l'âme? L'avez-vous comprise vous aussi? Cette fois, je pense à activer la validation des commentaires...

Nota bene : il y a plusieurs légendes urbaines qui courent sur les noms d'enfants en Amiénie. Légendes urbaines... le doute est permis! Je soupçonne certaines d'être bien réelles! Un collègue demanda ainsi un jour à des parents d'élèves l'origine du prénom de leur fils, Ioni; d'autres se sont extasiés devant le si original Merline. Tout cela n'est pas si exotique qu'on aurait pu le penser... Allez, dites-moi que vous avez compris!

G

01 avril, 2007

Poisse, poissons? Passons!

Peut-être trouvez-vous ce blog délaissé, vous qui passez régulièrement et n'y voyez rien de nouveau. Je confirme pourtant ce que j'ai écrit dans un article précédent : bien que son compte à rebours ait commencé, ce site a encore de belles semaines à vivre. Pas encore de désamour dans cette histoire alphanumérique.

Nos journées sont trépidantes. Final Fantasy Nos activités professionnelles et des week-end éreintants passés en réunions de familles et en translations autoroutières nous tiennent éloignés de notre Mac bien aimé. Et quand j'ai un moment de libre, Final Fantasy une flemme immense s'empare de moi. Je mesure alors combien j'ai de retard, non seulement dans la rédaction de Quaidesomme, mais aussi dans la lecture de la blogosphère. Même les chouchous parmi les chouchous n'ont pas reçu notre visite depuis des lustres. A l'évocation de ces monceaux de post en souffrance, je manque un peu plus de courage, et ce qui me réconfortait il y a peu devient à son tour source de tourments.

C'est quelquefois dans les moments de grande intensité, bizarrement, que l'on cesse d'écrire. Il y a beaucoup de choses que je voudrais vous dire; j'ai une foule de sujets d'articles en tête, voire à l'état de notes, qui seront, j'en ai bien peur, périmés avant que d'avoir vu le jour.

Les choses ne vont peut-être pas aller en s'arrangeant puisque la semaine qui s'annonce est rien de moins qu'horrible. C'est, à perte de vue, une succession de contraintes et de burinnage de burnes d'épreuves. Je vais cependant essayer de publier de petites choses dans les jours à venir, afin de briser ce lent processus d'abandon qui sourd (on utilise trop peu sourdre...).

19 mars, 2007

Champagne!

Il faut croire aux signes : ils annonçaient le grand retour à qui savait décrypter le langage de Mère Nature. Le second voeu que nous avons effectué lors de notre demande de mutation s'était transformé peu à peu en premier choix dans nos esprits. C'est lui que le Grand Ordonnateur ordinateur a finalement retenu : Bye-bye Amienye! Retour maison!
C'est donc en Basse Normandie que nous poserons pour de bon nos valises. Nous n'en savons pas plus. Il faut être patient ou savoir faire parler le monde qui nous entoure...

Il faut croire les signes, disais-je. L'Orne, le plus mort discret des départements français est devenu ces derniers jours le chouchou des médias; ça commence par un reportage au 13 heures de TF1 (c'était même pas Pernault, mais le repoussant dolichocéphale qui le remplace quand monsieur va au ski) : le ministère de l'éducation nationale (comme de par hasard!) a publié le palmarès des lycées.
"Allons dans un lycée modèle dont les résultats au bac ont sensiblement augmenté ces dernières années, à Mortagne au Perche" (oui, c'est là aussi le festival du boudin).
Après le reportage, Dolichocéphale repoussant nous rappelle les trois départements les plus bas de plafond, parmi lesquels l'Amiénie (merci de le rappeler!).

Nouveau présage dimanche soir sur M6. Juste après un reportage consacré aux enseignants grands-bretons (comme de par hasard!), Guy Lagache (pense au baume à lèvres, change de coiffeur, et surtout oublie les poses grotesques, mon biquet) s'intéresse aux heures sup'. Nous découvrons alors une petite famille ornaise, composée de Michel, Colette et leur fils Johnny, dans l'élégance distinguée de leur salon (un mur consacré à des poupées à crinoline de 80cm, l'autre à Johnny, le seul, le vrai).

Johnny ou pas, la parenthèse amienienne va se fermer. Un compte à rebours fatal vient de commencer pour notre exil et pour Quaidesomme qui renaîtra, ou pas, sous une forme nouvelle et un nom nouveau. Chaque jour nous rendra un peu plus étrangers à cette région que nous n'avons jamais réussi à faire nôtre. Mais même si, déjà, nous avons la tête ailleurs, ce blog a encore quelques mois à vivre et va les vivre pleinement.

Bisous à tous.

06 mars, 2007

16 février, 2007

Numquam demissus, semper alacer*

Aujourd’hui, j’ai eu un coup de foudre. Professionnel.

Pourtant, la journée s’annonçait à peine moins pénible qu’un vendredi ordinaire (je préfère le lundi au vendredi, c’est tout dire !) : une journée de formation entre dinosaures accro aux langues anciennes (-Salut, je m’appelle Marcus, et je suis latiniste - Ave, Marce !), histoire de constater l’étendue des dégâts : de moins en moins d’élèves, et donc d’heures, d’étudiants et, au grand soulagement des foules, de profs. ça commence à se savoir : même P.J. parlait de la désaffection du latin dans l’épisode de ce soir (z’ont fait exprès de le programmer le soir de notre réunion, si c’est pas un complot !). Évidemment, leur spécimen de latiniste était un illuminé, maniaco-dépressif total à l’ouest qui se vomissait dessus – en fait, ils sont super à l’écoute de la société française, les scénaristes de P.J.

Peu d’inscrits à cette réunion. Trois fois moins de présents. Bientôt, seul le WWF voudra encore de nous. Marie-Dominique voulait faire la révolution et a engueuelé un des intervenants quand il a dit que c’était trop facile d’incriminer des facteurs extérieurs sans remettre en question nos pratiques. Elle était remontée M-D : ils ont programmé notre mort, ceux d’en-haut, pas l’ombre d’un doute !

Moi, je ne pense pas qu’on veuille absolument notre mort. Sauf peut-être le directeur de la structure d’accueil qui tient peut-être à compléter sa collec’ de mammouths prisonniers des glaces : on se les gèle dans cet amphi à 90% vide ! Cet aprem’, je reviens avec un pull plus chaud (surtout que le mec devant porte le même que moi et que ça m’éneeeeeeeeeerve ! Il doit vraiment y avoir un look prof de latin)

C’est vrai que peu de matières ont à faire leur examen de conscience, à se justifier d’exister. C’est vrai que c’est usant, angoissant même. Mais il est possible, aussi, que cela soit notre force (amen).

L’usage veut qu’on consacre l’après-midi à des travaux de groupes. On était une telle foule, qu’on a pu en faire trois. Et c’est là que j’ai eu mon coup de foudre pour une jeune collègue super dynamique. On n’a pas cessé d’échanger des idées sur la démarche à adopter face au texte proposé. Les deux autres nanas écoutaient sans piper mot. Quand il a fallu rapporter le résultat de nos recherches, on l’a fait à deux voix. « Vous formez un beau duo » nous ont dit nos deux muettes collègues à la fin de notre travail. Je ne comprends pas comment on peut accrocher aussi vite, être aussi efficace avec une inconnue, mais ces petits miracles vous regonflent à bloc ! J’ai bien envie de retravailler avec elle !

Je ne crois pas qu’une telle symbiose professionnelle soit possible avec un mec : je me sens forcément en rivalité avec un autre homme ; c’est limite si je ne montre pas les dents (je ne suis qu’un mâle, après tout !). Bizarrement, il y a aussi moins de séduction avec un collègue. Et moi, grand ado, je marche beaucoup à l’affectif, dans mon boulot comme ailleurs.

G.

* Jamais abattu, toujours alerte

01 février, 2007

Diplomates, ces commerçants

Il était grand temps d'aller faire un tour chez le coiffeur : j'avais le cheveu fourbe fou, l'épi facile et la nuque en friche. Mais depuis la disparition de mon coiffeur attitré, je suis devenu client errant, butinant de salon en salon sans trouver mon bonheur. Du coup, j'y vais de moins en moins souvent...

Le coiffeur du jour (je verrais si je le garde, en fonction des réactions de mes collègues) m'a évidemment demandé à quand remontait la dernière tonte (et d'ailleurs, qu'est-ce que ça peut bien lui faire?). Et bien je n'ai pas su lui répondre... Peut-être bien à l'an 40, vu la tronche que je me payais! Je l'ai mis au défi de faire quelque chose de bien avec mes cheveux, et il se l'est joué à la Bogdanov (Rlrlrien n'est impôssible!), mais en un peu plus bronzé.

" Comme vous êtes un peu creusé (il ne parlait pas de crevasses sur mon visage, bande de vipères, mais de ces fichus golfes hippocratiques!- maudits! soyez maudits!), je vous conseille de les coiffer vers l'avant, en y mettant un peu de fouillis (il joint le geste à la parole). Comme ça, c'est... (et c'est dans le "..." que réside le malaise) très beau!".

Bon, le fouillis, ça me connaît. Maintenant que je suis tout... beau, direction le photographe, sur le rythme endiablé de Copacabana (la version disco-francophone d'Amanda Lear; pour vous pourrir la journée, on n'a pas trouvé mieux, sauf peut-être le Petit Bonhomme en mousse de P. Sébastien; je remercie encore mon coeur de me l'avoir insidieusement glissée à l'oreille). N'allez pas croire que je me fasse tirer le portrait à chaque fois que je sors de chez le coiffeur, hein! C'est juste que ma carte d'identité va bientôt expirer (adieu à toi, carte de mes jeunes années, qui me faisais une tronche de Gérard Philippe) et que je ne veux pas me faire refouler devant les urnes dans les semaines qui viennent (bon, j'avoue, j'ai des tiroirs bourrés de photos de moi, je suis narcissique, aimez-moi!).

Après avoir officié, sur ma demande, le photographe m'explique toutes les différences entre photo de carte d'identité et de passeport : "Là, par exemple, bon, vous souriez pas, hein, mais vous avez un genre de rictus, et ben ça passerait pas sur un passeport!"

Vous me direz qu'on se fiche de ses talents de diplomate, pourvu qu'il fasse correctement son boulot de photographe. Cela dit, de retour à la maison, je me mets à scruter ma photo (parce qu'évidemment, chez le photographe, on affecte toujours un air détaché, genre "les contingences matérielles de l' aspect physique? Peu me chaut!", mais bon, faut pas déconner, je vais me la farcir pendant 10 ans de ma vie, cette photo d'identité; alors c'est bien beau de ressembler à un top-model sur mon permis de conduire, mais ce n'est pas une pièce d'identité officielle! Gérard Philippe, j'ai donné pendant 10 ans, si je pouvais éviter Bernard Ménez, je ne serais pas contre!).

Revenons à nos photons. Je commence donc à scruter ma photo : mais qu'a-t-il fait de mon légendaire teint de Prince des Carpates? Ce matin encore, on s'inquiétait de ma pâleur (bon, les filles, ça fait cinq ans qu'on bosse ensemble, il va falloir vous y faire!), et là, on dirait que je reviens de Copa-copacabana (le coin le plus chaud de la Havaaaana!). La lentille de l'appareil était-elle si sensible qu'elle a lu la chanson qui sévissait le long de mes terminaisons nerveuses? Le plus fabuleux, c'est que mon cou, lui, est resté blanc comme neige : on dirait que je suis passé entre les mains de la maquilleuse de Régine! Vous croyez que je peux encore compter sur le noir et blanc de la carte d'identité pour rattraper la catastrophe?

G.


15 janvier, 2007

Brève

Je voulais faire un article sur la procrastination, mais finalement, je le ferai demain.

G.

11 janvier, 2007

La route des parfums

Au printemps, je constatai que la campagne picarde sentait la frite. On apprécie ou pas.

En ce doux mois de janvier, on a beau avoir des températures étonnamment supérieures aux normales saisonnières, je sens bien qu'on est en hiver : ça fleure bon le whiskas dans les champs...

Vivement le printemps...

G.

P.S. : je ne regrette pas d'avoir mis Stu au régime croquettes!

08 janvier, 2007

Le choix d'un parfum

Pourquoi consacrer un article à un tel sujet ? Eh bien, pour commencer, parce que je fait en général absolument n’importe quoi et que je ne me suis jamais embarrassé de logique, non mais. J’aurais pu, bien sûr, vous préparer une intro à la France Info : « tout le monde aime le parfum » ou « le parfum, cadeau star des fêtes ». Mais je ne me voyais pas me lancer dans de telles généralités pour un sujet si intime. Car le choix d’une fragrance est des plus délicats.

Je n’ai jamais pu me satisfaire d’un seul parfum. J’éprouve le besoin de varier les effluves, et cela ne répond en rien au hasard. À chaque flacon de l’étagère correspond bien plus qu’une odeur : une couleur, un moment, un trait de caractère, une personne quelquefois. Ainsi, au même titre que le choix d’un vêtement, celui d’un parfum, chaque matin, participe à la construction de notre personnalité du jour, de notre empreinte. D’une certaine façon, il conditionne ce que nous ferons de notre journée.

Si la douce eau d’Issey est pour moi associée au bleu et à la tempérance, l’eau de Kenzo est plus lascive, un rien animale. Emporio accompagnera plus volontiers des soirées, ou des journées où je n’ai aucune envie de me prendre au sérieux. Mon parfum d’homme, celui que je porte avec gravité, est Égoïste Platinum. Dior Homme, subrepticement chapardé à mon chéri, est un peu moins sage : il m’invite à me mettre en représentation. Beaucoup de théâtre dans tout cela.

Des parfums dont j’ai aimé l’odeur n’ont pas réussi à s’imposer, faute d’une forte identité. Je les ai portés dans ces jours d’entre-deux où on navigue à vue, cs jours dont on sait bien qu’ils vont passer sans apporter grand’chose. Ces fades eaux du quotidien, ce sont ces hardes informes que l’on jette sur soi à la hâte, parce qu’on n’a pas trop le droit de sortir en tenue d’Adam. On ne sait plus trop pourquoi on les a achetées, mais puisqu’on les a, autant s’en servir.

N’en déplaise à France Info, je n’ai pas eu de parfum à Noël. Ça me met d’ailleurs dans une situation critique (sortez les banjos violons), parce que tous mes flacons se sont vidés en même temps (c’est l’inconvénient de mon mode de consommation). Or, j’ai beau être pété de thunes à l’abri du besoin, je ne me vois pas m’acheter d’un coup un chariot de parfums (Vous me mettrez deux palettes de Vétiver, ma bonne dame). Et s’il n’en fallait qu’un seul ?
Je ferais confiance à l’enthousiasme de mon homme quand, dans les allées de Nocidouphora, humant Platinum sur mon poignet d’ange , il s’est écrié : « C’est tellement toi ! ».

G.

06 décembre, 2006

Mégapatate

Je sais pas vous, mais moi, je tiens une de ces formes! Un vrai moral de winner! En ce moment, entre deux séries de copies, je me ménage des petits moments de loisirs pour préparer des cours aux petits oignons avec plein d'activités nouvelles à l'intérieur du dedans. Ajoutez à cela un sommeil réparateur : y a pas à dire, se coucher à une heure du matin pendant une quinzaine, ça vous change un homme! Je crois aussi que les jours qui racourcissent parachèvent cette santé o-lym-pienne.

Alors quand ma chef a parachuté comme un fait accompli et devant des parents que le collège serait ouvert pendant les vacances de Pâques sans avoir consulté personne, j'ai sauté sur l'occaze, vous pensez bien! Il ne s'agirait pas d'activités aussi futiles que des ateliers théâtre qui feraient connaître l'école autrement (ça intéresserait qui, ça?), mais d'un projet aussi novateur que le bachotage.

Et puis ce que je préfère, c'est que frais et dispos, je suis une crème. Un ange bienveillant. Tenez, aujourd'hui, j'ai déchiré la feuille d'un élève parce qu'il me demandait s'il avait bon, avant de lui coller un exercice infaisable et noté. D'ailleurs, je vais de fou-rire en fou-rire, un vrai signe d'équanimité chez moi. Ouais, j'ai vraiment trop la pêche...

G.

P.S. : ce qui est ultra-chouette aussi, c'est que tous mes collègues sont dans le même état. Du coup, on a le projet de monter un club med' à Patelinvillers. Venez quand vous voulez!

11 novembre, 2006

Si...

J'ai la certitude que si j'étais né avec un second chromosome X, j'aurais fait carrière sur les podiums. Bon, peut-être pas, mais j'aurais été un joli brin de fille! (combien de fois des hétéros-mais-pas-trop m'ont sorti des fadaises du genre : "t'es mignon pour un garçon"?)

Il n'empêche, j'aurais été malheureuse comme les pierres : à quoi sert d'être une bombasse quand on n'a pas les moyens (et je ne les aurais évidemment pas eus, puisque, même en étant super sexy, j'aurais fait prof, c'est un sacerdoce) (ah ouais?) de se payer des robes Zac Posen, hein? De toute façon, faire la belle dans des soirées mondaines, c'est tellement surfait!

Bon, le XY, ça ne me va pas si mal. Côté garde-robe, on n'a pas trop à se poser de questions (ah ouais?)

G

10 septembre, 2006

Jalousies

Si je mets ce mot au pluriel, c’est que je n’ai jamais compris qu’il recouvre des réalités si différentes, que l’on puisse être jaloux sans être jaloux. Si l’idée première doit définir le comportement de celui/celle qui veille jalousement sur qui/ce qu’il aime, ce terme désigne tout aussi bien l’envie (un peu comme, dans les 7 péchés capitaux, on confond envie et gourmandise). Petit Robert confirme et m’apprend au passage que jalousie et zèle ont la même étymologie.
Ex : Il est tellement jaloux qu’il interroge sa femme dès qu’elle rentre à la maison avec dix minutes de retard ≠ Il est jaloux du sourire niaiseux de Mister France.

Je ne suis pas jaloux si l’on s’en tient au premier de ces sens, ce qui étonne beaucoup les gens. D’une part, je ne crois pas que passer les 3/4 du temps pour une harpye renforce l’amour ; d’autre part, j’ai confiance en mon homme et en l’amour qu’il me porte. Ne vous y trompez pas, je suis terrorisé à l’idée de le perdre. Mais je doute que ce soit un autre garçon qui me l’enlève (et encore moins une fille).
Naïveté ? Je ne crois pas. Ce n’est pas une certitude acquise au bout de 7 ans de vie commune : il en a toujours été ainsi. Je ne dis pas qu’il est absolument impossible que V. ait un coup de cœur pour un autre. Serait-ce autre chose qu’une relation platonique, si ce n’est qu’une passade, je ne crierais pas au scandale. Et dans le cas beaucoup plus improbable où il tomberait violemment amoureux, que pourrais-je bien y faire ? Casser des assiettes ? Je ne vois pas de quel secours serait la jalousie. Mais bien sûr, un jaloux ne pourrait raisonner ainsi…
Par jeu, les rares fois où V. mentionne son ex, j’affecte d’ignorer que je ne suis pas son tout premier amour. Hein, qui ça ? J’vois pas… Ce n’est rien qu’un gimmick.


Le jaloux travaille contre son amour. J’ai un ami que je ne peux plus voir parce que son copain s’est mis en tête que j’étais un genre de prédateur. L’autre jour, j’ai risqué un scandaleux « bonjour » sur MSN messenger. Trente secondes après, le dit copain me saute dessus à la volée : « N’embête pas mon copain ! », puis, avec un décalage assez significatif, « MDR ». Seulement, même sous couvert de lol ou de mdr, je trouve cela extrêmement angoissant.
« Il a très peur de me perdre », répond alors son copain, mi-agacé, mi-attendri (le restera-t-il longtemps ?). Si je devais rendre des comptes à chaque instant, je deviendrais quant à moi totalement barjo. Bizarrement, il semblerait que ce garçon ne fasse ce numéro qu’avec moi (c’est sans doute parce que je suis irrésistible – ou alors qu’on m’a taillé une drôle de réputation en Amiénie ;-))

Quant à l’autre forme de jalousie, c’est-à-dire l’envie, j’en suis la victime quotidienne (oui, je suis jaloux du sourire niaiseux de Mister France, et alors ?). Je n’ai toujours pas admis le principe de réalité : on ne peut pas être polymorphe. Mais c’est un autre débat !

G.

08 septembre, 2006

Si quelqu’un pouvait m’aider !

Avis aux pro de la mode qui, je le sais, ne se lassent pas de parcourir avec fièvre les pages enchantées de ce blog : je suis à la recherche de mon nouveau look, sage et bohême, glamour et chic, élégant sans être mondain (et tant qu’à faire, des fringues qui ne coûtent pas la peau du cu… des coui…contours des yeux). Pour une femme encore, ça doit bien se trouver, mais pour un mec ! C’est catastouffe.com !

Cernons mieux notre affaire : il faut que ça fasse mmmmmm’sexy, mais attention, garçon sérieux ! Jeune mais pas branchouille, en deux mots ab-so-lu-ment di-vin. Un look assorti à ma nouvelle voiture, quoi (quoi ? oui, rouge, si vous voulez…). Ne vous occupez pas de ce qu’il y aura à l’intérieur des vêtements : c’est du pur canon garanti d’origine (bon, ne prévoyez quand même pas trop large pour les pectoraux…) !

Une suggestion ? Mademoiselle, je vous écoute ! Oui, c’est vrai, je pourrais commencer par passer chez le coiffeur… Oui, mais quelle coupe ? Alors, il me faudrait une coupe sage et bohême, glamour et chic… (ad lib.)

G