16 février, 2007

Pathos politique

Dans une campagne présidentielle, les coups bas sont en principe assénés par des adversaires. Il arrive que certains se sabordent comme des grands.

Un candidat, que nous désignerons par le pseudonyme de Vilip de Filier par pure charité vendéenne chrétienne, parcourt la presse avec son équipe de campagne devant des caméras :
"C'est nul! C'est nul, mais c'est nul! On ne parle de nous que pour ***** (sujet effectivement tellement dérisoire que je l'ai oublié)"
Répartie cinglante de sa chargée de campagne, grande brune élégante qui, à cet instant, déforme son visage altier en une moue désabusée : "Au moins, on parle de nous".
Désespérance palpable.

Est-ce la certitude d'une débâcle qui pousse ainsi un candidat à baisser la garde à ce point devant une caméra? Pauvre animal politique!

1 commentaire:

fred a dit…

j'ai vu ça aussi. j'ai été pris de pitié pour lui... mais que veut-il ? Il n'est qu'un petit candidat, presque aussi anecdotique que Bové ou NDA...