G.
12 avril, 2006
Frustrations
G.
11 avril, 2006
Vocation
G.
09 avril, 2006
Réflexion méta-bloggeuse
Le programme de littérature de terminale met à l'honneur des oeuvres qui frappent par leur économie éclatée. Qu'il s'agisse des Métamorphoses d'Ovide, des Caractères de La Bruyère, du recueil de Bonnefoy ou même du Procès de Kafka, la continuité ne va pas de soi, mais elle existe.
Le blog participe par nature du même éclatement. Mais obéit-il lui aussi à une logique interne propre à chacun de nous? En d'autres termes, nos post reflètent-ils le caractère à la fois polymorphe, original et cohérent de nos personnalités respectives? N'est-il, au contraire, qu'une succession fortuite de touches de couleurs ?
Le blog de khoyot n'est pas celui d'Alcib qui contraste on ne peut plus avec la fucking life de Miss F. On trouve encore tout autre chose chez Rafaele. C'est que chacun est régi par une loi implicite.
Unité dans la forme : dans le blog de Miss F. de Tarlousie, tous les messages obéissent à une même présentation. Le contenu est décalé, mais la forme immuable, précisément codifiée : photo légendée (un régal, toujours), récit des dernières mésaventures, teasing et, pour clore le tout, la rubrique "recherche gogole". Ecriture et lectures sont ici fortement ritualisées.
Participant du même principe d'unité, mais plus discret, des séries d'articles ponctuent certains blogs : le titre en est alors numéroté (les humeurs de khoyot, mais ce n'est qu'un exemple). Ces déclinaisons de titres courent sur des périodes plus ou moins longues.
Unité dans la sensibilité ? Jetez un oeil à cet article qui est venu opportunément nourrir ma réflexion. L'originalité de nos écrits ne tiendraient pas qu'à une affaire de style, nos différences ne tiendraient pas qu'à la diversité de nos situations (nationalité, mode de vie, professions, loisirs...). Ce serait aussi affaire de sensibilité. Il est vrai que nous avons tous nos registres de prédilection; mais au fond, qu'est-ce que cela apprend de nous ?
Je suis de moins en moins certain que nos blogs reflètent ce que nous sommes. Il n'est même pas sûr qu'ils reflètent ce que nous voulons être. Le blog est une forme de myopie : il se focalise sur des détails et manque d'une vue d'ensemble. Il donne au mieux l'illusion de connaître, mais l'objet demeure fuyant, sans pour autant que le blog en question manque de sincérité... Peut-être certains blogs pourraient-ils me convaincre que je me trompe. Je suis prêt à l'admettre. Mais à mes yeux, ce medium aiguise la curiosité mais n'est pas un outil de connaissance.
G.
Pour rendre la vie plus belle
- Me remettre sérieusement au grec ancien en vue de l'agreg.
- Apprendre l'italien, tant qu'on y est.
- Faire des sorties culturelles pour arrêter de me payer la honte quand on me demande ce qu'on a vu récemment au ciné : "euh, attends voir... Harry Potter?" (c'était en décembre!)
- Travailler ma voix vibrante de mâle, gagner dans les graves et enchanter les foules.
- Savoir respirer : je fais tout à l'envers dixit un spécialiste de la voix (il n'y a pas que ça que je fais à l'envers). C'est à se demander comment je suis encore en vie!
- Savoir chanter pour pouvoir contrer Saby dans ses joutes en musique (des après-midi entiers à entendre des conneries chantonnées sur le même air sans savoir riposter efficacement).
- Savoir m'intéresser à qui s'intéresse à moi, savoir ignorer pour de bon ceux qui s'en foutent.
- Ecrire à nouveau. Vraiment.
Belle saison 3
Vive le printemps!
G.
06 avril, 2006
Charlatanisme?

Notre prestidigitateur, c'est une toute autre histoire, pris de cours par la distraction de la laborantine, s'est retrouvé une fois avec des souris congelées moins d'une heure avant sa séance de dissection. Il s'est rendu en catimini à la cantine et, tout en conseillant à ses collègues de manger froid, a placé ses bestioles dans le micro-ondes. La séance se passe bien, mais quelque chose intrigue les élèves... Pourquoi est-ce chaud à l'intérieur? C'est parce que les souris vienent d'être tuées, évidemment!G.
05 avril, 2006
Leur plus belle chanson 3
Rien n’a moins de cohérence textuelle qu’une chanson des What 4, éphémère produit du Msixien Popstar. « Plus haut » était bêtemnt nul. « L’Amour n’a pas de loi» l’est d’une façon grandiose. Monstrueux collage d’expressions prédigérées, ce titre est un hymne à la catéchrèse (métaphore si bateau qu’elle est passée dans le langage populaire). Saluez l’audace :
L’amour n’a pas de loi
Oh non non
Je brise la glace, j’ai envie de voler
La page se tourne, c’est de l’encre noire
Sur notre histoire
Le thème de l’amour révolu se prête difficilement à une chanson à 4 voix, mais c’est le choix courageux d’un groupe qui assure la légèreté de ses mœurs (rappelons que le minou du groupe a fini, depuis, tout nu sur une scène de théâtre). Par instant, « l’amour n’a pas de loi » semble pourtant avoir des prétentions philosophiques :
Où est le mal de rester fort
De rire encore
L’apothéose réside sans doute dans l’interminable pont de yeh yeh yeh yeh dont nous gratifient les deux garçons ; quand ils s’arrêtent enfin, les filles prennent le relais. Non, vraiment, l’humour n’a pas de loi !
Eh bien, croyons-le ou non, je me suis révélé capable d’écouter le titre en boucle ! La nazerie est-elle une addiction reconnue ?
G.
04 avril, 2006
Vandalisme
Les amours de Zeus trônent en bonne place au fond de ma salle. Coïncidence? La seule des trois affiches qui a été détériorée était consacrée à Ganymède. Pour être franc, comme le mur du fond est très proche du dernier rang, c'est bien plus probablement un accident qu'un acte de malveillance. Cela dit, aujourd'hui, son auteur - un peu excité par les circonstances exceptionnelle de cette journée de grève - s'en est ému :
"Celui qu'a fait ça, c'est un raciste : un ANTI-GAY!
_ Tu sais, je crois que c'est plutôt un accident de cartable.
_ Mais il y a aussi un coup de feutre! il a pas de feutre, le cartable, logiquement!
_ Sauf s'il s'agit d'un cartable homophobe!"
CQFD
G.
03 avril, 2006
J'âne d'or
L’Âne d’or ou les Métamorphoses, Apulée.
G.
Alibi pédagogique ! Quel bonheur d’avoir un public presque adulte face à soi !
02 avril, 2006
Prendre Ombrage
G.
31 mars, 2006
Tout mais pas perdreu mon ââmeu
20H30 Le voilà qui re-pouffe... Je sais bien qu'il ne supporte pas que je m'avachisse devant Plus belle la vie, mon homme (pas la peine de me faire la morale, je sais bien que c'est nul rhôôôô), mais quand même! Qu'est-ce qui le fait rire ainsi? Le jeu des acteurs? Que nenni... Avec son oeil froid de télespectateur réfractaire, monsieur a repéré qu'au bar du Mistral, on ne boit que dans des tasses vides. Malheur : il a contaminé mon oeil ingénu : maintenant, quand ils trinquent, je tique !G.
29 mars, 2006
Chouchous
Ainsi, à la même époque, je me contentais d'élire mes chouchous, tous journalistes sur FR3 (ça ne nous rajeunit pas). Je ne sais pas d'où venait mon faible pour eux : peut-être que le directeur de la rédaction avait les mêmes goûts que moi, allez savoir. Certains ont bien mal tourné : quand je songe que le premier des chouchous fut Henri Sannier, élu homophobe réduit à présenter le journal du sport, je me dis que mes inclinations frisaient le contre sens. J'y repense aujourd'hui parce que Louis Laforge, "nez tordu", successeur de Carolis à Des Racines et des Ailes, fut l'un d'entre eux. Mais aucun n'éclipsera jamais le seigneur des journalistes, Philippe Lefait, le seul présentateur que même Brigitte Fontaine a renoncé à embêter. Peut-être parce qu'il était le seul à s'intéresser à ce qu'elle fait, sans s'attendre à affronter une cinglée. La classe... Comment voulez-vous que des Fogiel ou des Ardisson soutiennent la comparaison?

Poussiéreuse mémoire

G.
Ils nous quittent
Reste à savoir si cela promet des jours tristes ou des jous meilleurs...
G.
Joyeux anniversaire
G.
27 mars, 2006
26 mars, 2006
Petit-mot-logie
N'hésitez pas : laissez ici vos vestiges, et ce sera comme si vous étiez près de nous.
G.
'Core un test
charmant
Vous êtes "Le prince charmant".
Vous êtes jeune, beau, riche, intelligent, célèbre. Vous avez tout pour
plaire, ou du moins
vous réussissez à le faire croire. Tout le monde souhaite votre
compagnie. Ca tombe bien, car
vous aimez être désiré. Mais vous avez parfois l'impression qu'on ne
vous aime que pour votre argent.
Pour vous, la vie est simple comme un glissement de carte de
crédit.
Votre blog est l'histoire de vos succès
Quel genre de pédéblogueur êtes vous ? par Gratyn
25 mars, 2006
Ce que j'ai appris aujourd'hui 4
Au menu du jour :
- Le latin est un Livre Saint écrit en arabe
- Anne Frank a été exportée dans un camp de concentration (ravages de la mondialisation)
- La Joconde est un tableau de Picasso
- Un drame romantique, c'est quand on aime quelqu'un qui ne nous aime pas (qu'est-ce qu'on en connaît, des drames romantiques, dans nos vies!)
24 mars, 2006
Dans mon assiette
Double tendresse du spectateur, occupé à apprécier le film et à retrouver ses émotions d'enfant.
G.
Subtil? Oui, je sais
G: _ Si encore ils allaient la faire sur la plage, ça se justifierait!
S:_ Sous les pavés...
Ce que j'ai appris aujourd'hui 3
- Ovide, auteur latin, s'est longuement inspiré de son prédécesseur Fénelon
- Alcyone est malheureuse, parce que son mari Céyx est parti à la mer (le veinard, dommage qu'avec la tempête qui l'a englouti, il n'ait pas eu le temps de parfaire son bronzage!)
- un conte merveilleux = un conte qui se termine bien. D'ailleurs dans le-dit conte de Voltaire, il y a un roi et une princesse. CQFD.
- Au pouvoir en 1789? Louis XIV (on lui aura coupé la tête trois fois aujourd'hui), Napoléon ou encore la bourgeoisie.
- Avant christophe Colomb, il n'y avait pas d'habitants en Amérique.
G.
23 mars, 2006
Le Rectorat
Standardiste enjouée: "Rectorat de l'Amienie, bonjour!
Moi: Bonjour, je voudrais parler à la personne qui s'occupe des remboursements de frais..
S. e.: Ne quittez pas, je vous passe le service concerné.
Musiquette d'attente
Personne aimable:Bonjour, que puis-je pour vous?
Moi: Eh bien voilà, j'ai corrigé il y a trois semaines les épreuves écrites du CAPLP ***** et je voudrais savoir si mes feuilles de demande de remboursement de frais de déplacement et d'hébergement sont bien arrivées...
Personne aimable: Ah mais ce n'est pas le bon service, je vous le passe, attendez un instant s'il vous plaît.
Musiquette d'attente (bis)
Personne: Bonjour, c'est pour quoi?
Moi, améliorant mon laïus: Concours interne... remboursement... Paris... frais...
Personne: C'est pour quel concours déjà?
Moi: le CAPLP *****
Personne: AH mais ce n'est pas moi qui m'en occupe. Je vous passe quelqu'un d'autre.
Musiquette (ter)
Personne peu amène: Allô!
Moi (même tirade que plus haut)
Personne peu amène: Je ne gère pas ces dossiers, je vous passe la responsable.
Musiquette (c'est quoi cet air???)
Personne molle: Oui, c'est à quel sujet?
Moi (répétant mon discours, serein): REMBOURSEMENT... FRAIS... QUAND?
Personne molle: Ah, c'est ma collègue qui s'en occupe, mais elle est absente. Je vais regarder quand même, attendez... (long moment, papier froissés)... Votre nom? C'était quelle année le concours?
Moi, légèrement surpris: Mais c'est de cette année...
Gentille mollasse: Aaah! C'est pour ça... Vous savez, il y a des gens qui attendent depuis 1995 (véridique) et de toute façon, tout est bloqué jusqu'au 1er avril à cause de la loi, là...
Moi: la LOLF...
Mollasse: Oui, la loi des finances. Bon, j'ai votre papier sous les yeux, mais ma collègue est absente et puis, je veux pas vous inquiéter, mais il y a du retard à traîter, et de toute façon, avant le 1er avril...
Moi: oui mais, vous comprenez, il s'agit de sommes importantes: il y a une semaine d'hôtel, des notes de restaurant, un plein de carburant... et c'était à Paris!
Momolle sympa: Enfin, vous c'est des frais de déplacements, alors ça ira plus vite que des frais de mission (déplacement ou mission, y a intérêt qu'ils raboulent le fric, vu que j'ai dépensé un tiers de mon salaire pour corriger 104 copies en quatre jours...!)
C'est officiel, la maison des fous existe bel et bien...
V.
A l'emporte pièce
Avec celle-là, je vais encore me faire des amis, moi!
G.
Grosse cylindrée
Ce matin, une élève sur 35. Je l'envoie au CDI, histoire qu'elle révise ses oraux blancs de français. Désillusion.
D : Dis-moi, j'ai vu ton élève au CDI. Elle révise son code de la route!
G: C'est pas vraiment étonnant : on n'arrête pas de reporter les oraux à cause du blocus. Forcément, ça doit lui paraître bien loin!
V : Et puis surtout, sans te faire de peine, t'es quand même vachement moins attirant qu'une voiture!
G : ...
Rassurez-vous, j'ai eu ma vengeance!
V : Mais comment vous faites pour avoir des élèves aux oraux dans ces conditions? Moi, j'en ai vraiment AUCUN!
G : Qu'est-ce que tu veux : je suis une belle cylindrée, moi!
22 mars, 2006
Haute lutte
Des effets néfaste du net...
G.
Scoop
Pas de bol, j'ai laissé la-dite pochette chez mes parents!
G
P.S. : Tu es sûr que ce n'est pas de l'ironie, R.?
Tranquille le chat
Voilà un petit chat en pleine forme et bien vacciné!
G.
21 mars, 2006
Folle jeunesse
Plein de la généreuse insouciance du prof en début de carrière, j'ai sacrifié une demi-journée de congé sur l'autel de la conscience professionnelle : je devais faire passer des oraux blancs. J'en ai fait passé un, au lieu des huit prévus. Pourquoi? Mais parce que c'est la révolution au lycée de Coucouville : toutes les grilles étaient cadenassées dès 7h30 et renforcées de papier toilette. Blocus pour lutter contre le CPE (parce qu'à tous les coups, c'est le proviseur, alias le Bolivien, qui est derrière tout ça). Conscience politique admirable : à 9h30, les meneurs s'étaient tous barrés en ville ou au café du coin... Restaient leurs braves pédagogues, regardant tomber les flocons bien au chaud dans la salle des profs, du moins pour ceux qui avaient réussi à passer.
Et à quoi ça rêve, des pédagogues désoeuvrés? Au fric, pardi. Bâtissant des chateaux en Espagne, nous avons projeté à quatre de former le cartel de Coucouville : traffic de drogue, d'armes, de blanches et d'organes. Devinez quel est le sadique qui a proposé ce dernier pôle d'activité?
Quand ça ne rêve pas à la poule aux oeufs d'or, ça passe son temps à se dévaloriser, en scrutant les listes de bac de ses collègues :
"Oh! Tu connais plein de choses!
_ Non, c'est toi!
_ Tu m'épates! C'est qui cet auteur? Comment tu as le temps de faire tant de choses?
_ Tu déconnes! C'est pas moi qui étudie l'Humanisme avec des séries technologiques"...
Chacun ses lubies. Marrant de constater combien nos descriptifs d'activités (comprendre : listes de bac) révèlent nos personnalités!
G.
P.S. : au fait, devinez qui va devoir sacrifier un samedi matin pour faire passer (???) des oraux blancs?
20 mars, 2006
Ce que j'ai appris aujourd'hui (bis)
24 heures de cours sur quatre jours, deux journées à 7h (pour les non enseignants, je vous confirme que oui, c'est énorme).
Une heure de "prépabrevet" avec quatre classes différentes de 3e - plus ou moins inconnues au bataillon.
Six heures avec mes 4e (ils vont être ravis), les bons élèves en moins.
Deux heures de prépabrevet avec un mélange de deux classes de 4e que j'ai une fois par quinzaines.
C'est officiel: il faut être superprof, ou ne plus préparer ses cours.
Heureusement que l'improvisation me réussit. Je sens que ça va être free style cette semaine: allez, atelier d'écriture, lecture à voix haute et révisions à tout crin!
V.
Ce que j'ai appris aujourd'hui
- L'Ethyopie est une forme d'apologue
- La Bruyère écrit des livres pornographiques (X)
- Didactique, ça veut dire comique
- 'core Ménélas a enlevé Hélène à son mari Pâris
G.
19 mars, 2006
De la dictature
Jeudi après midi, sonnerie de fin de cours pour MES 6e (le professeur principal possède ses élèves, comme au bon vieux temps des serfs). Je rappelle que j'en vois une partie à 8h le lendemain, avant de basculer dans une autre dimension: des huées me répondent. L'instant de sidération passé, je couvre le brouhaha général de toute la puissance (maîtrisée) de mes cordes vocales et annonce des représailles collectives pour le lendemain tant que je ne connaitrai pas les coupables.
Vendredi matin, 9h. Acte I. Châtiment
Les élèves entrés restent debout pendant que je les engueule copieusement.
J'annonce la sanction collective, volontairement bête: recopier le dernier texte étudié.
"En entier??? s'exclament plusieurs élèves en même temps.
- Deux fois, réponds-je après un silence. Et je ferai recommencer s'il y a une erreur de copie.
Par ailleurs je colle toute la classe jeudi matin de 8h à 9h. Peut-être cela vous fera-t-il réfléchir lorsque dans un instant vous remplirez le petit papier où vous me direz ce que vous avez vu et entendu.
Acte II. Délation
Je fulmine, le regard noir, pendant que les petits crayons s'agitent. Décapite l'imbécile qui demande à son voisin l'orthographe d'un nom. Avant de lire les billets, j'annonce:
"Exercices, page 108.
- Lequel?
- Tous."
Acte III. Confrontations
Recoupements. J'appelle les accusés dans le couloir. Aveux, dénis, petits mensonges, yeux humides. Bruissement dans la classe, porte ouverte:
- Si je vous entends encore, je ramasse et je note!
La sonnerie de la récréation retentit. Je fais mariner mes petits harengs, qui suent toujours sur leurs exercices, les appelant un par un pour les autoriser à sortir, laissant les coupables bûcher encore un peu.
Conclusion: enseigner en collège nécessite une bonne dose d'énergie et de théâtralité. Il faut (faire semblant d') y croire pour être crédible.
V.
Movida
"Venez à 19 heures. Il y aura pas mal de gens que tu connais : S., Ouech-ouech-man et sa femme, M., L. et J.P. Dal"
Gloups. Je fais un rapide calcul : S. trouve que mon homme a une voix de ministre au téléphone. Donc elle sait. Maintenant, j'ai beau fouiller ma mémoire, je ne vois rien qui puisse me laisser penser que les autres sont au courant. Ce n'est pas que je sois honteux, mais je ne me vois pas débarquer sur mon lieu de travail en claironnant devant mes collègues que je suis un authentique PD, certifié à 75% par un quizz internet à la con. Ne sois pas sot, Guillaume : tous tes collègues savent que tu es casé, mais tu éludes conscienceusement les questions trop précises. Les plus finaux doivent bien se douter de quelque chose, non? Malgré cela, certains persistent à te voir marié dans l'année ou à s'étonner que tu ne planifies pas un plan de procréation, sans compter ceux qui, comme JP Dal (re-gloups) s'obstinnent à verser dans la blague modérement homophobe.
Forcément, on part à la bourre. Moi, j'aurai bien aimé être sur les lieux en avance, pas simplement par politesse ou parce que j'ai horreur d'arriver en retard, mais aussi par stratégie. Je n'étais pas pressé de sentir douze paires d'yeux se braquer sur nous deux. Oui, je sais ce que vous allez me dire, mais c'est comme ça. 19h25, on se gare devant chez F. Soulagement : on devine par la fenêtre qu'il y a encore bien peu de monde (mauviette-mauviette-mauviette). F ouvre. Je ne saurais dire si je vois furtivement passer une ombre de panique dans ses yeux; celle-ci était plus probablement dans les miens.
Deux individus sont déjà là : une amie de F., préposée aux fourneaux, qui repartira avant que les autres n'arrivent; et un individu de sexe masculin que je ne tarde pas à identifier comme JP. Grand prince, celui-ci ne fera pas de remarque grinçante. Ouf. Au cours de la soirée, tout le monde aura eu le sentiment d'avoir déjà croisé Vincent quelque part (à telle conférence, à tel repas de fin d'année...), aura pas mal mangé et beaucoup bu. A bien y réfléchir, les moins subtils ou les plus bornés peuvent toujours ne pas avoir compris que Vincent est mon homme rien qu'à moi, mais ça tiendrait de la cécité volontaire. Après avoir menacé M. de le outer auprès des élèves pour participation à des jeux télé, s'il ne nous fournissait pas la cassette de l'émission du Juste Prix où il fait face à Risoli (qui est effectivement un individu odieux hors-caméra), nous nous éclipsons. Une soirée sympa, finalement!
G.
Spéciale bouffe sur Arte
C'est une tout autre atmosphère qui règne dans Tampopo (vendredi 24 mars, 23h15), même si ce film est également lié à un souvenir d'enfance. Je me rappelle avoir beaucoup ri avec mon frère.
Ma seule inquiétude est d'être déçu en les revoyant... Allons, le jeu en vaut la chandelle!
G.
18 mars, 2006
Il m'a dit...
En gros, c'est un blog de profs comme il existe des livres de profs. Cela dit, François Bégaudeau a bien obtenu le 1er prix France-culture-Télérama ( je vous vois venir : c'est un prix décerné à un prof de lettres par des profs de lettres, c'est ça?) pour Entre les murs. Ce bouquin, on me l'a prêté avant que des articles ne fleurissent un peu partout, vantant un façonneur de langage hors-pair. J'ai lu, j'ai souri, puis l'ai mentalement classé dans la catégorie "ouais, et alors ?". Je suis ensuite tombé des nues en entendant la symphonie des louanges. Eh! Et si notre blog, c'était pareil, finalement? Un potentiel succès critique?
La vérité, m'sieur, j'm'en balance. Au bout du compte, c'est pour moi que j'écris, histoire de ne pas perdre la main. Quant à l'état de prof, c'est quelque chose qui vous occupe l'esprit bien plus que 20 heures par semaine (oui, je compte les heures sup'). On ne s'en départ pas en quittant le bahut (départir? tssssss... il a dit aussi que j'employais des mots trop compliqués). Alors, c'est naturel d'en trouver un prolongement sur ce blog. Un sacerdoce? Faudrait voir à pas exagérer!
Tout ça pour dire que j'ai fait une rencontre épatante hier, avec une personnalité hors-norme qui m'a fait mourir de rire, sans pour autant que l'on cesse de se vouvoyer un seul instant. On a parlé coracle et estagnon (j'avoue khoyot, l'estagnon, je ne l'ai ajouté que pour toi!). Comment je l'ai rencontrée? Oh, ça ne va pas vous intéresser : encore une histoire de prof!
G.
14 mars, 2006
Brève de cantine
M : Oui. Il peut vivre un mois et demi sur un pneu!
G (l'air grave) : Est-ce qu'il y a des risques de contamination de pneu à homme?
G.
13 mars, 2006
Brève de porcelaine
"C'est du monoplace"
C'est vrai que les deux vespasiennes sont situées très près l'une de l'autre, sans claustra; ça heurte les pudeurs. Moi, je m'en suis toujours foutu, mais il y a des mecs que ça bloque. Et là-bas, ça bloque beaucoup! Je réponds :
"Disons que c'est du faux bi-place" (pas trouvé mieux).
S'ensuit un échange palpitant sur l'organisation spatiale de l'espace, tandis que je lui cède la place. Il conclut : "Ils ont du croire qu'on était homo; ça arrive, ça"
Moi, gêné, les mains ensavonnées : "En même temps, ce serait bizarre de profiter du lycée pour faire ça, non?"
... sauf si mon collègue de philo est partant!
il m'a semblé qu'il a continué son soliloque, mais le vrombissement du sèche-main m'en a épargné la teneur. Vive la technologie!
G.
Génies électroniques
Cinq minutes après le départ d'O., monsieur de la Tourette vient déposer de son propre chef son portable sur mon bureau. Bonjour l'esprit de contradiction - j'imagine que quand on est un mec, un vrai avec des yeuk, on ne baisse pas son froc devant un prof qui vous demande d'obtempérer. Dix minutes après, il me demande :
"Vous pouvez pas effacer c'qu'il a écrit l'autre
_ Je n'efface rien"
On va dire que j'ai eu une heure de franche paix. Après, j'ai eu de francs pets. J'ai affecté l'indifférence pour les trois ou quatre premiers : ils fleurissaient isolément; de toute façon, je n'avais pas envie de rentrer dans ce jeu-là, pas en bac blanc. Et puis s'il s'agissait d'aller éprouver mon flair à tous les sens du terme ou d'inspecter leurs sphincters, autant s'arrêter là.
Mais eux ne s'arrêtèrent pas là. Notre pétomane indéterminé (enfin, à peu près localisé tout de même) s'est piqué d'enchainer les perles : un happening en pleine mati-nez.
La pique cinglante? quel intérêt. Ils ont 18 ou 20 ans. Ils n'ont pas besoin de moi pour apprendre qu'il y a des choses qu'on ne fait pas en classe. Mais pour ne pas être en reste, sans m'énerver : " Il fallait me dire que je rentrais dans une porcherie, j'aurais pris des bottes.
_ Et une fourche" (il mime)
Si tu veux, Ducon...
C'est gagné, ça n'a plus rien d'un bac blanc. Je passerais sur les spécimens qui justifient leurs chuchotements, sur les rots qui ont apporté un vent de variété dans notre monde b-anal... Cette section mérite bien son nom de génie!
"Vous pouvez au moins l'marquer qu'j'ai mis mon portable d'moi-même sur vot' bureau
_ Mais c'est fait...
_ Ah ouais. J'peux voir c'qu'il a marqué l'autre?
_ Bah non.
_ Ah ouais, d'accord! Bon après midi, môssieur! "(le rose, c'est pour restituer toute l'obséquiosité de l'intonation)
L'avantage de cette dream team, c'est qu'ils rendent leurs copies très en avance... et qu'ils donnent de quoi causer en salle des profs.
12 mars, 2006
11 mars, 2006
Sécurité routière
Pour mémoire, je rappelle que la route de Patelinvillers est sujette à la malédiction du mardi. Déjà deux voitures de flinguées cette année; ajoutez-en une troisième! Mes collègues ne sont pourtant pas des folles de la route! ça va sentir le neuf sur le parking du collège! Enfin, si je reste vivant suffisamment longtemps pour faire frétiller mes narines, parce que deux camions ont voulu ma peau le même jour. J'ai longtemps pensé qu'on ne donnait le permis poids lourds qu'à des gens vigilants, doués d'un minimum de conscience et de respect pour la vie d'autrui. Même lorsque des deux tonnes déboulaient en trombe derrière moi dans des villages tout en courbes en m'étourdissant d'appels de phares pour m'exhorter à me défier des limites de vitesse ou à rouler sur les trottoirs pour les laisser passer, je continuais de le penser.
Mais qu'un camion se rabatte, en pleine ville, sur la voie de droite sans contrôler si une voiture y roulait alors que, oui, il y avait la mienne, m'obligeant à déborder sur la piste cyclable et m'y arrêter (pour le coup, pas eu le temps de vérifier si un vélo arrivait!) sous peine de mort immédiate, ça fait douter de l'homo automobiliensis. Le pire, c'est qu'il ne s'est aperçu de rien - tout préoccupé de ma survie, je n'ai même pas songé à klaxonner... Plus tard, c'est un autre camion qui a décidé de dépasser une voiture aux feux de détresse allumés, tout en haut d'une côte... sauf que cette côte, moi je la montais, avec deux suivants suceurs de roues (forcément, à la vue de la-dite voiture, je ne roulais pas vite, puisque je m'attendais à une tuile pareille après l'expérience du matin). Le plus beau, c'est que sans renoncer à son dépassement qu'il commençait à peine au moment où il a dû nous voir apparaître, il a multiplié les appels de phares... CONNARD! (pardon).
Je suppose que c'était la Sainte-Imprudence, parce que tout le monde s'y est mis, ce jour-là. J'ai même cru un moment que j'avais réussi à devenir invisible (fermez vos salles de bain à clé!). La question qui m'agite est : la promotion des langues anciennes vaut-elle la peine que je devienne moi-même lettre morte?
Pour en revenir à l'intervention de la dame de la sécurité routière, plus que les images de carnage - si crues qu'elles ont suscité chez moi un paradoxal détachement -, plus que son pessimisme, plus encore que le récit minuté de la perte de son fils qui aurait mon âge, ce sont les larmes des gosses qui m'ont retourné. La sensibilité et l'empathie de certains amènent aussi à se remettre en question.
G.
D'un écran à l'autre
Déjà, je suis devenu accro à Plus belle la vie, ce qui est tout de même parfaitement grotesque. Mon homme hurle d'ailleurs quand je me branche sur France 3 (oh, si peu...), avant de battre en retraite devant l'ordi ou au téléphone. L'autre soir, quitte à verser dans la fiction française, je me suis enfilé les deux épisodes de "Fête de famille", juste pour le bonheur de pester après l'espèce de bombe sexuelle brunasse qui incarne le traditionnel Dom Juan de la série, le beau gosse immature. Ma reconquête de la télévision a donc commencé par les habituelles sottises.
Pourtant, ma force d'inertie m'a aussi conduit à de bonnes surprises : j'aurais presque pu passer pour un esprit éclairé et exigeant, devant mon débat nocturne rassemblant des écrivains francophones africains, antillais ou mauricien, autour de Claude Hagège qui se mettait à parler peul au beau milieu d'une envolée lyrique sur le sort de la langue française. J'ai même été pris de la fantaisie de vouloir les lire... faut déjà que je retrouve leurs noms!
Mais dis-moi, Alcib, que devient la littérature francophone nord-américaine? Il n'en était pas question dans cette émission - sans doute parce que le thème était l'incidence de la colonisation...
G.
08 mars, 2006
Invasion anti-franconique
Isn't it?
G.
A celles qui ne seront jamais des Spectralia
Week-end d'escale en Panamie, pour fêter les anniversaires de Mab, ma soeur Mab, et de Paulinette. Officiellement, c'était en janvier, mais quand bien même! Pour Paupau, il est de tradition de le fêter en mars : pendant nos études, il y avait toujours un concours blanc ou un partiel fin janvier; aujourd'hui, la distance géographique n'arrange rien. Petite soirée entre survivants, à base de buffet froid de type "on mange pas équilibré, et alors, repasse moi les M&m's".
Mab, Paupau, huit ans déjà... Saby, pour nous, ça n'a même plus d'âge (mais continue à me faire remarquer que j'ai des boutons sur la tronche, et tu vas voir un peu!). Je vous embrasse, vous qui saurez toujours rester ancrées dans le présent.
G.
07 mars, 2006
Craquage 5
*
G.
01 mars, 2006
Espèce de chatasse
Voyons, les portes de la chambre et du bureau étaient fermées. Il n'aurait pas vu s'enfuir, à moins que... Il abuse! Je lui ai pourtant expliqué pour la grippe aviaire! Il fera tout pour me rendre dingue. Quelqu'un sait quand s'arrête l'âge ingrat félin?
Voyons, j'ai examiné vingt fois tous les placards, j'ai même vérifié dans le frigo (véridique... je sais pas trop à quoi je m'attendais!). "Chaton! Chat con!". Un énième coup d'oeil au-dessus des meubles de la cuisine. Vois rien. Je grimpe sur le plan de travail, au risque de me briser les os. Oh! Un chat noir dans la cavité de la hotte! Comme quoi, ce n'était pas si idiot de fouiller le frigo!
Comme je suis un atta sévère, le voyou a été puni : il a eu un gros câlin...
G.
Je me sens vraiment seul, moi, on dirait! Il revient quand mon homme?
L'hallu du jour
_ C'est très gentil, et parfaitement hypocrite
_ Bah non! Et puis comment vous pouvez le savoir?"
Argh! Il était sincère, ce con!
G.
27 février, 2006
Craquage 4
G.
Inafiz Inaf...
Vous n'avez manifestement pas lu les mêmes Métamorphoses que moi... Quelques conseils :A cette autre qui s'est contenté de recopier les questions (Gourdaillasse!) :
- Vérifiez que l'auteur de votre livre est un dénommé OVIDE
- Peut-être avez-vous tenté de le lire directement en latin, ce qui expliquerait le nombre phénoménal de contresens. C'était manifestement une mauvaise idée : achetez-le en français!
Avez-vous bu l'eau du Léthé?Pourtant, je n'étais pas allé chercher bien loin mes questions!
G.
26 février, 2006
Conversation au petit matin
S : _ Bonjour, bien et toi?
G : _qu'est-ce que tu penses de la poésie?
S:_ ?
G : _ ...
Regard interrogatif.
G : _ C'est rien. J'ai trop corrigé de bacs blans pendant les vacances
Soupir
G.
25 février, 2006
Sur les ondes
Avec un Camping-car, en route pour une nouvelle vie
24 février, 2006
Sous-culture
Ses plus belles chansons 2
Inutile de revenir sur les titres qui ont fait la gloire de la Diva canadienne. Je m’intéresserai ici à la genèse de cette authentique artiste, à travers quelques chansons de l’ère Eddie Marnay. Que le choix fut difficile !
1) Mon visa pour les beaux jours (1982)
On reconnaît là les accents jazzies du début de sa carrière : ça va swinguer (choubidou-wa), se dit-on en écoutant les premières mesures. Cette chanson est en fait un vibrant éloge de la liberté et un appel à un monde sans frontières. Grâce à son « passeport couleur de l’amour », rien n’arrêtera Céline Dion lancée à toute allure telle une bulle de champagne sur l’autoroute du bonheur. Elle le reconnaît elle-même : tout cela la « mène à n’importe quoi ». Cela dit, on sent poindre un appétit insatiable qui annonce toute l’ambition de cette petite, prête à « dévorer des étoiles ».
2) A quatre pas d’ici (1983)
C’est à l’évidence une berceuse, si j’en crois les paroles… mais je doute qu’une chanson si diaboliquement rythmée puisse vous aider à trouver le sommeil! Ce qui frappe, c’est surtout la diversité des références culturelles dont certaines me résistent encore. La Dion fait en effet principalement appel à la mythologie nord-américaine : les Indiens côtoient Superman, de mystérieux hommes-machines se promènent dans un bois de Caroline (l’Arcadie américaine, ça ne fait pas l’ombre d’un doute) et hop, en l’espace de quelques vers nous voici transbahutés sur une île au trésor avec Captain Kidd - pour les besoins de cet article, je viens de découvrir sur un site de paroles de chansons la véritable identité de ce personnage dont j’ai longtemps cru qu’il se nommait Gartenki. Quel voyage dépaysant !
3) Hello mister Sam (1983)
Hélas, c’est de mémoire que je dois réaliser cette chronique, puisque c’est une amie qui nous a fait découvrir ce morceau dont, heureuse naine, elle possède le vinyl. La pochette en elle-même est déjà un poème. Mister Sam est un vieux musicien, un genre de joueur de flûte de Hammeln, mais avec un banjo. Comme vous l’aurez compris, cette chanson est encore fortement ancrée dans l’imaginaire nord-américain : nous sommes ici transporté à la Nouvelle-Orléans, parce que Nouvelle-Orléans = musique. Gageons que ce bon misteur Sam est noir, ce qui expliquerait son sourire éclatant (vois plus bas).
A vrai dire, la chanson se passe de commentaire : les paroles sont éloquentes. Pour de bêtes raisons de droits, je ne les reproduirai pas en entier ; certains extraits significatifs suffiront, je pense, aux infortunés qui ne l’ont jamais entendue, à s’en faire une idée assez fidèle :
Avec ton sourire en forme de croissant
Tu prends les enfants au soleil de tes dents
Oooooooooooooooh It's all right, oh it's all right
Tout l'monde est content wohooooo
4) L’hymne à l’amitié (1984)
L’hymne à l’amour n’a qu’à bien se tenir puisque « lalalalalalalalalalalalala l’amitié, c’est le plus beau pays ». Ce titre rayonne d’optimisme, et c’est de loin mon préféré. Comme A quatre pas d’ici, il est nourri de références culturelles : Don Quichotte et Sancho Panza, couple emblématique de l’amitié ; retour à l’étymologie de « copain » (« donne ton pain et ton vin et ta vie », appréciez l’anaphore et les jeux de sonorités) ; on sent également toute l’influence exercée par la théorie d’Aristophane exposée dans Le Banquet de Platon sur la jeune chanteuse et ses paroliers. L’enthousiasme manifesté tout au long de la chanson trouve son point d’orgue dans une stupéfiante envolée vocale dans les derniers instants.
5) La religieuse (1987)
Quelle évolution depuis son premier album intitulé La Voix du Bon Dieu (1981) ! En effet, cette chanson aborde courageusement un tabou absolu : la libido des moniales. « Et prier cet homme sur la croix, c’est encore se donner à lui/ Et quand lui viennent ces idées-là, c’est à peine si elle en rougit »… La voix de la chanteuse, pourtant bien jeune encore, n’a rien de juvénile lorsqu’elle évoque les désirs refoulés de la nonne qui donne au Christ ce qu’elle ne peut plus donner aux hommes. On ressent toute la souffrance ressentie par la jeune fille, la vaste étendue des tentations : hors les murs de l’abbaye, le monde est tout débauche. On devinera au cours de la chanson qu’il y a à l’origine de sa vocation religieuse une histoire d’amour qui a mal fini (« elle revoit des chambres hôtel »… on en vient même à s’interroger sur ses activités antérieures : une Marie-Madeleine repentante, qui noue « ses cheveux sous une cornette anonyme », sans venir à bout de sa sensualité). Quand la Dion sussure les « frissons de désirs », le timbre verse même dans l’érotisme torride.
La particularité de ce titre est d’osciller entre orchestration litturgique à base d’orgues (enfin, de synthés imitant l’orgue) et chabadibawa jazzies. C’est un morceau troublant qui n’aura de cesse de nous interroger et de vous convier à la compassion.
G.
23 février, 2006
Dans la pochette rouge 4
Bibliographie : oeuvres de Turtur
- Essai sur la frivolité
- Le Ridicule académique
- Le Pourquoi de la khâgne
- Vous avez dit Kant?
- Kant comment?
- Perdre du poids en 10 leçons
- Oeuvres poétiques complètes de Turtur S., La Pléiade
- Nouvelle syntaxe grecque
- Savez-vous rater une dissertation?
- La Révolution russe expliquée aux 5-8 ans
- Les Vies parallèles : Cicéron/ Lara Fabian
- Lire aussi, dans le supplément Le Monde littéraire à paraître, l'article "La fable turturesque : évolution diachronique et prépérispomène".
Dans la pochette rouge 3
- Vous avez des problèmes en latin?
Lui aussi
- Vous cherchez l'âme soeur?
Comme tout le monde!
- Vous êtes écoeuré par les dissertations?
- Vous êtes con?
C'est pas de bol!
- La collecteuse
22 février, 2006
Hysteria
G.
Dans la pochette rouge 2
Quand j’y pense, je suis tout près de me persuader que je ne suis pas plus fait pour les amours intermasculines que pour les amours mixtes. Il me reste toujours en secours ma part mystique. Rapprocher le sexe de la mort, en faire un sacre, un sacrifice (non mais j’allais pas bien !). Un prêtre qui officie, c’est ce que je fais déjà en un sens. Prêtre d’Aphrodite ou prêtre d’Hécate ? L’un et l’autre suivant mes inspirations. Pour l’heure, c’est pour le néant que j’œuvre (niak niak niak niak niak).
Tout cela n’est guère réjouissant (pouêt pouêt). Nous sommes bien loin des gémissements nocturnes de Scott. Le monde est vraiment parfait. Tout est bien. Oublions cela pour un temps. Ma préoccupation majeure concerne l’heure qu’il est. Mais qu’ai-je bien pu faire de ma montre ? Je suis dans le flou temporel. Voilà qui ne va pas m’aider à restructurer ma pensée ! D’ailleurs, rien ne pourrait m’aider :
=>Je suis une cause perdue pour la philosophie.
Déjà, je viens de comprendre ce qui me paraissait étrange dans mon emploi du temps du jour, et la raison pour laquelle je n’arrivais pas à réaliser que nous étions mardi : c’est latin que j’ai après la philo, pas grec. J’étais parti pour me faire deux lundi dans la foulée ! Il est vrai que je n’ai pas assisté à un cours de latin du mardi latin depuis une petite éternité (c’est ce même G. qui parlait d’idéaux d’excellence et de sérieux, tout à l’heure ?). Et on ne peut pas dire que je sois ravi de renouer avec mes vieilles habitudes.
Je me sens ridicule (si peu). Je me dégoûte moi-même de plus en plus. A quel stade de la dépression en suis-je rendu, docteur ? Et à quel stade de l’improductivité ? (enfin, je me reconnais !) Atteindras-tu jamais la barrière de l’ennui ?
ennuiennuiennuiennuiennuiennuiennuiennuiennuiennuiennuiennuiennuiennui
=>nous y voilà enfin.
Elle me fait rire la prof ! Aurais-je moi aussi une personnalité intelligible ?
Dans la pochette rouge 1
Préambule
Lorsque j’étais un adorable khâgneux, je bloggais déjà… en publiant mes articles sur la porte de ma chambre d’internat. C’est même ainsi que j’ai séduis mon homme à mon insu. Mais je ne me propose pas ici de revenir sur la genèse de notre amour. Au début de Quai de Somme, j’évoquais la possibilité de publier ici quelques uns de mes billets d’humeur. J’ai retrouvé chez mes parents la pochette rouge où j’ai entreposé le trésor de guerre de ma khâgne.
Ces billets sont fort longs, pour la plupart, et probablement obsolètes, mais j’ai envie de les reproduire malgré tout. Je ne les retravaillerai pas, si ce n’est en effectuant quelques coupes, en changeant des noms (évidemment). Je ne parle pas des corrections orthographiques ni des limites techniques qui m’interdisent de rendre dessins et effets de calligraphie. Je ne vais quand même pas numériser ces feuilles, non ? Les parenthèses en italique et en couleur signalent des ajouts nécessaires à la compréhension, voire des commentaires. Ah, j’oubliais : soyez indulgents, j’avais 19 ans – le bel âge…
Le premier de ces écrits (c’est le hasard qui décide, de l’ordre, puisqu ’ils ne sont pas datés) a été réalisé en cours de philo, comme bien d’autres. Le contexte a son importance. Je l’avais intitulé :
Compte rendu ethnologique
Par tous les dieux, pris sur le fait. Je dois à tout prix écrire pour ne pas alarmer la prof. Quel gâchis d’encre, de papier et de temps.
La pensée du jour (ou de la nuit ?) : plus l’homme jouit, plus son cri se féminise. Je suis sûr que la sentence ravira Scott (mon voisin de chambre dont je m’étais sévèrement entiché, un genre de croisement entre Scott Bakula et Alf – oui, l’extra-terrestre bouffeur de chat) qui me sert ici d’objet d’études. L’expérience, amusante au début, est cependant vite devenue lassante. Bien sûr, on pouvait se plaire à se bâtir une représentation visuelle de la scène – mais la présence de l’autre me gênait dans cette entreprise (la petite-amie de Scott que nous appellerons Rosa Luxemburg). Je passerai sur les détails que m’a gracieusement fournis mon imagination.
Le jeune homme n’a pas cherché à réduire le nombre et l’intensité de ses soupirs. Ou alors, le cas de ses voisins ne l’embarrasse pas plus que ça, ou alors il y prend davantage de plaisir. Il y a pourtant une idée très forte, très sensuelle et infiniment moins vulgaire que les manifestations bruyantes du coït : faire l’amour dans un silence de mort (mouais, en fait c’est discutable ; j’étais quand même un peu aigri à l’époque). La mise en scène du sieur Scott est une farce grossière dont seules les ficelles sont grosses (et vlan), quand elle aurait pu être tragique. Dommage.
Il y a de fortes chances qu’il aura l’immense toupet de venir me traiter d’impudique et de débauché, moi qui vis dans une parfaite et chaste pureté depuis 2 jours ! Tous ces cris, ce plaisir patent, immiscent dans mon esprit d’étranges et révoltantes pensées : l’amour entre gens de sexes opposés. Ah, les esprits les plus élevés ne sont pas à l’abri d’une invasion de la barbarie. Quand j’ai fait part de cet état à mon objet d’études, il a rétorqué : « c’est plutôt toi qui pourrait nous dégoûter ». En plus d’être injurieux, ce garçon est vraiment étrange. Une vie de rustre amollit la consistance intellectuelle. C’est un drame humain – mais surtout masculin, reconnaissons-le.
(suite à venir)
G.
Ses plus belles chansons...
Régine est une artiste multiforme, parvenue au zénith dans le domaine de l'entertainment, reconnue par ses pairs et forte d'un succès populaire que les années n'ont pas démenti. Pour toutes ces raisons, le personnage me fascine, d'autant que son ample répertoire fait la part belle aux allusions autobiographiques. Démonstration en trois chansons, trois approches différentes d'une personnalité complexe.
1) Pourquoi un pyjama? 1966
Cette chanson appartient au répertoire festif en vogue dans le milieu du cabaret - inventé par Régine, je le rappelle.
Sur un air enjoué, notre artiste nous révèle ses talents d'artiste lyrique lors des refrains:
Pourquoi un pyjama,
à rayures à fleurs ou à pois?
Pourquoi un pyjama
en coton, en fil ou en soie?
Le résultat est frappant et donne au texte une résonnance inattendue. Les paroles, d'une fantaisie teintée d'humour, donnent un aperçu de la sensualité de cette chanteuse qui n'hésite pas à évoquer des détails intimes tels que sa tenue de nuit - ou plutôt son absence. Régine est ici prescriptrice de tendance, dans le sillage d'une Marilyn déclarant dormir avec pour seul vêtement quelques gouttes de Numéro 5.
2) Patchouli chinchilla. 1968
Cette chanson, beaucoup plus personnelle que la précédente, relève toutefois du même registre "cabaret-nuit parisienne".
La musique est toujours gaie et rythmée, faisant la part belle aux choeurs à base "Lalala-lalalala..."
L'essentiel est ailleurs, puisque l'artiste se révèle ici et construit la mythologie du personnage-Régine. La cohérence textuelle se fonde sur une opposition de type Régine/le reste du monde, opposition qui se cristallise sur deux détails généralement vestimentaires. Ainsi le chinchilla est il opposé au Vison, signe extérieure d'appartenance aux classes supérieures. Régine se lance ici dans une satire sociale mordante, fustigeant le snobisme des bourgeoises parisiennes et refusant dans le même temps l'assimilation aux midinettes ou aux demi-mondaines. Elle offre ainsi l'image d'une femme originale, simple mais distinguée, sincère et séduisante.
3) Reine de la nuit 1983.
Oeuvre de la maturité, Reine de la nuit est une chanson plus sérieuse, que d'aucuns jugeront amère. Régine règle ses comptes avec la mythologie qu'elle a suscitée - volontairement ou non. Sur un air mystérieux, marqué par la technique musicale à base de synthé des années 80, elle décrit les coulisses d'un univers qui fait fantasmer le grand public. Elle apparaît, au sein de ce paysage aux arcanes sombres, comme une femme ayant souffert, lassée par son propre personnage et les légendes urbaines qui courent sur elle. On pensera à une Dalida au faîte de sa gloire, dans le registre "y en a qui disent". De ce monde interlope, la reine des nuits parisienne semble ne vouloir garder que ses amis sincères et surtout la musique, symbolisée par les paroles des choristes qui scandent cette chanson;
"Queen of the night dance"
V.
Chef, des oeufs cocottes!
21 février, 2006
Découverte
P.S. : heureusement que nous ne recevons pas Pink, je risquerais d'être accro!
20 février, 2006
désespérance
Futur, conditionnel, imparfait, subjonctif présent : tout ça, c'est pareil; qu'est-ce qu'on s'emmerde?
Sinon, j'ai également découvert qu'une femme pouvait être personnifiée, probablement parce qu'une femme n'a pas d'âme. Je m'en suis toujours un peu douté... Lui, je vais lui foutre la honte quand je vais lui rendre sa copie. Pas possible d'écrire des trucs pareils - je dis ça, mais vu la masse de non-sens dans tous ces #*àµè^ç@ de bacs blancs, je me contenterai probablement d'un gros soupir...
G.
Philophile
G.
Dérapage sans glace
19 février, 2006
Archéologie
16 février, 2006
Naïvetés
L’expérience a balayé mes généreuses représentations : il y a des taches qui ne seront jamais que des taches. Cela m’amène à d’autres questions, politiquement hautement incorrectes : si l’égalité - pas même l’équivalence - n’a pas sa place dans la Nature, quelle est la mienne dans la hiérarchie des êtres ? Et quelle est la légitimité de la Démocratie ? Est-il juste ce régime qui accorde une même valeur à deux jugements inégalement fondés ? Mon avis est-il lui-même assez rigoureusement formé pour ne pas démériter dans l’urne ?
C’est bien ennuyeux de perdre foi en la démocratie. Mais ça l’est plus encore d’imaginer qu’un Sarko ou un Le Pen puissent être de légitimes chefs d’Etat.
G.
15 février, 2006
Pot d'fleurs
Merci J.K. Rowling
G.
Révolutions/circonvolutions
Au menu des dernières semaines:
- aménagement de la terrasse, 1er acte: plans, catalogues, cogitations, commande, achats pesants (qui soupçonne le poids d'un pot en ciment de 50 cm de haut?) puis installation et plantations dimanche.
-mutation improbable pour un poste sur Amiens dans un collège sensible, classé ZEP ou plutôt "Ambition (option?) Réussite": économies de transport et de temps, gain d'expérience professionnelle VS perte des petits avantages de mon enracinement dans ce collège ruralo-quart mondesque de B. C'est à tenter.
- changer de voiture (- 6000 euros en 1 an et demi, trop de kilomètres, des frais en perspective?), de cafetière (un robot café à 500 euros? Mais bien sûr. Je veux aussi que Paris Hilton incarne l'élégance et le grand chic.), de régime alimentaire (ah, on me signale que cela fait 10 ans que j'y pense!)...
- créer une classe relai pour élèves à la limite de la déscolarisation, un projet de classe environnement en 6e, un jeu de cartes grammatical...
- sensibiliser notre immeuble au tri sélectif (courrier, porte à porte...) et aux problèmes de la copropriété.
- préparation de l'avenir ou comment arrêter de postillonner sur Jessy, Samantha et les autres avant 65 ans: sus au projet d'investissement locatif - merci à notre cher ministre de l'éducation nationale d'avoir pondu une loi qui nous permettra peut-être de ne pas être obligés d'offrir le spectacle de la sénilité aux collégiens de 2040!
Tout cela manque de cohérence, d'un grand projet qui fédérerait mes velléités, orienterait mes actions et emploierait mon énergie.
Pour créer.
Mais quoi?
Drame de l'homme sans passion.
V.
12 février, 2006
Topos
Moi : Je suis un vrai cliché sur pattes, plus encore que tu ne le crois"
G.
11 février, 2006
Tête à claque
_ DEN...TIFRICE !
_ Nan, Pierrot. T'es un champion de l'étymologie, toi! Après kratô qui viendrait de crapaud (parce que c'est évident qu'un mot français ait pu donner naissance à du ionien attique), tu ne savais plus quoi inventer, hein? Bon, "dentifrice", tu le croiras ou non, ça vient de dens, dentis, la dent en latin. Incroyable, non? C'est pour ça que ça sert à se laver les dents. Essaie un peu de te laver l'arbre avec du dentifrice, tu verras l'effet que ça te fera."
L'image était ignoble et osée. Mais comme nul ne l'a relevée, je ne la regrette pas.
G.
Restau entre collègues
Remarquez bien que, pendant une grande partie de la soirée, J-P Dal m'a volé la vedette. Quand on peut se targuer de compter dans sa famille l'illustre Bézu, rien n'est impossible. Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui se lâchent sur le naturisme dès les cinq premières minutes d'une soirée? Moi, je connais JP. Quand il a fini de vous réciter les villes natales de tous les personnages de l'histoire de France et l'altitude des cols, classés par ordre alphabétique, il trouve encore le moyen de vous éblouir!
J'ai quand même fini par partir en roue libre, et ça a donné ça - un exemple parmi d'autres :
Moi : Je suis juste fan de radis"
Ouesh-ouesh-man, surnommé ainsi par les élèves après qu'il a joué au tennis avec une casquette à l'envers, et dont vous ne me ferez pas dire qu'il est canon (mais bon, quand même) a passé son temps à insinuer que F. était psycho-rigide, me prenant de temps à autre à témoin. Je m'empressais alors d'affecter un air gêné et de me jeter avidement sur ma pizza pour ne pas avoir à répondre. Pendant ce temps, S. n'en revenait toujours pas de manger un vendredi soir, au lieu de boire comme à l'accoutumée. M'enfin, elle a quand même bu ;-)
A la fin de la soirée, F. était plus rouge que son pull, S. et Ouesh-ouesh-man avait découvert qu'ils étaient voisins, j'avais éveillé une tendre compassion dans l'assistance à force de pépites langagières et JP Dal était devenu une icône...
Ah oui, javais aussi appris que j'étais le sosie d'Olivier Minne, cf. ci-dessous.
G.
Compliment dingue
Découverte
G.
10 février, 2006
Féminisation
A propos de la féminisation des noms, je n'y vois aucun vice, pour peu qu'on le fasse de façon rationnelle. La langue est un système; si elle n'est pas absloument logique, elle est cohérente. N'en déplaise aux partisans de la "professeure", l'ajout d'un -e n'est pas l'unique outil de féminisation (on dit une fleur et le beurre, non?). Professoresse sonne bizarrement? Question d'habitude, peut-être... Allons pour "la" professeur, puisque les élèves disent "la prof". Au final, c'est toujours le locuteur qui tranche!
09 février, 2006
Ourania
Support : illustrations valant ce qu'elle valent. On reprochera seulement un Bacchus gros-plein de vinasse assis sur un tonneau et une Vénus garçonne, avec collier de perles et tenue 1930.
Le prof regrette devant ses élèves la médiocrité de cette Erycine. Brian note goguenard (il ne le dirait pas comme ça), mon texte à l'appui, qu'elle est plus souvent représentée nue (il ne l'a pas dit comme ça). Avant de sortir de classe, il jette un coup d'oeil à une Vénus botticellienne exposant ses chairs sur un panneau réalisé par les 3èmes, et éclate d'un rire franc :
"Monsieur, il la préfère comme ça, Vénus!"
G.
N.B. : pour une raison inconnue, les élèves picards parlent de vous à la 3ème personne en vous appelant "monsieur", jamais monsieur S. ou le prof, un peu comme des Egyptiens vous auraient appelé Pharaon...
05 février, 2006
Compliment louche
Hier, ma collègue D. - pour ceux qui suivent, c'est elle qui m'avait affublé d'un charmant hypocoristique - m'a gratifié d'un compliment visiblement sincère : elle m'a dit qu'elle aimait m'avoir pour collègue et qu'elle souhaitait que je reste au lycée. Pourquoi?
* parce que je suis so cute, so sexy?
* parce qu'il est bon d'injecter une dose de testostérone dans une équipe féminine?
* parce que je suis un pédagogue génial?
* parce que je suis un collègue arrangeant?
* parce que mes blagues, ce sont les plus tordantes du monde?
ou juste parce que mes délais de correction, plus longs que les siens, la décomplexent... :-(
G.
Aleas techniques
G.
02 février, 2006
Quel animal...
| You Were an Otter |
You are a faithful friend who guides others toward success. You are also light hearted, and love to play around. |
Sans surprise, en revanche, mon homme est :
| You Were A Lion |
You have a lethal combination of strength and energy. You have strong family ties, and close friends are like family to you. |
Le couple d'enfer!
Bonheur simple
"Allez, Godiche, reprenez cette réplique!"
Comme le chantait Nolwenn...
_ J'ai froid
_ Vous l'enlevez
_Oh, c'est bon! Chui en cours de français, pas de vêtements!
_ J'ai rarement entendu répartie plus minable... Vous la retravaillerez en heure de colle."
G.
01 février, 2006
Supplique
"M'sieur! Donnez-moi encore des mots à écrire en grec!"
S. 14 ans
G.
Les femmes entre elles 2 (solidarité)
"E. a vraiment une voix que je ne supporte pas. Monocorde, et très aiguë"
Etranges réactions de l'assistance à forte représentation féminine, alors que l'intéressée est à deux pas - elle n'entend pas (faut dire qu'avec sa voix nasillarde...), mais tout de même, mesdames, retenez-vous!. C'est comme soulagées de pouvoir partager une pensée trop longtemps tenue secrète dont on découvre enfin qu'elle est unanime, que mes collègues s'engouffrent dans la brèche et rivalisent de perfidie (j'adore : vous êtes mes F.A.P. et vous ne le savez même pas!) :
" C'est vrai, je n'aime pas du tout sa voix, moi non plus
_On a l'impression qu'elle force en permanence sur sa voix...
_ Oh lala, une heure à l'entendre... je ne m'étonne pas que les élèves sortent énervés de son cours!
_ Donald! On a retrouvé Daisy!"
Une grande famille, ça partage aussi ces petits moments assassins...
G.




