08 janvier, 2007

Le choix d'un parfum

Pourquoi consacrer un article à un tel sujet ? Eh bien, pour commencer, parce que je fait en général absolument n’importe quoi et que je ne me suis jamais embarrassé de logique, non mais. J’aurais pu, bien sûr, vous préparer une intro à la France Info : « tout le monde aime le parfum » ou « le parfum, cadeau star des fêtes ». Mais je ne me voyais pas me lancer dans de telles généralités pour un sujet si intime. Car le choix d’une fragrance est des plus délicats.

Je n’ai jamais pu me satisfaire d’un seul parfum. J’éprouve le besoin de varier les effluves, et cela ne répond en rien au hasard. À chaque flacon de l’étagère correspond bien plus qu’une odeur : une couleur, un moment, un trait de caractère, une personne quelquefois. Ainsi, au même titre que le choix d’un vêtement, celui d’un parfum, chaque matin, participe à la construction de notre personnalité du jour, de notre empreinte. D’une certaine façon, il conditionne ce que nous ferons de notre journée.

Si la douce eau d’Issey est pour moi associée au bleu et à la tempérance, l’eau de Kenzo est plus lascive, un rien animale. Emporio accompagnera plus volontiers des soirées, ou des journées où je n’ai aucune envie de me prendre au sérieux. Mon parfum d’homme, celui que je porte avec gravité, est Égoïste Platinum. Dior Homme, subrepticement chapardé à mon chéri, est un peu moins sage : il m’invite à me mettre en représentation. Beaucoup de théâtre dans tout cela.

Des parfums dont j’ai aimé l’odeur n’ont pas réussi à s’imposer, faute d’une forte identité. Je les ai portés dans ces jours d’entre-deux où on navigue à vue, cs jours dont on sait bien qu’ils vont passer sans apporter grand’chose. Ces fades eaux du quotidien, ce sont ces hardes informes que l’on jette sur soi à la hâte, parce qu’on n’a pas trop le droit de sortir en tenue d’Adam. On ne sait plus trop pourquoi on les a achetées, mais puisqu’on les a, autant s’en servir.

N’en déplaise à France Info, je n’ai pas eu de parfum à Noël. Ça me met d’ailleurs dans une situation critique (sortez les banjos violons), parce que tous mes flacons se sont vidés en même temps (c’est l’inconvénient de mon mode de consommation). Or, j’ai beau être pété de thunes à l’abri du besoin, je ne me vois pas m’acheter d’un coup un chariot de parfums (Vous me mettrez deux palettes de Vétiver, ma bonne dame). Et s’il n’en fallait qu’un seul ?
Je ferais confiance à l’enthousiasme de mon homme quand, dans les allées de Nocidouphora, humant Platinum sur mon poignet d’ange , il s’est écrié : « C’est tellement toi ! ».

G.

7 commentaires:

Alcib a dit…

En ce moment, j'ai « Dior Homme ». J'ai toujours aimé Dior, même si je ne lui ai pas toujours été fidèle.
J'ai eu « Égoïste », mais pas (encore) le Platinum. De toute façon, il va falloir que mon billet de loterie soit gagnant, car je dois aussi faire mes provisions (et pas que d'eaux de toilette).
Si ton homme est si spontanément séduit, il faut écouter sa réaction ;o)

Anna a dit…

J'en suis à moins d'une bouteille par an, parce que je n'en mets que dans les grands occasions, et encore pas beaucoup. C'est économique, au moins... ;-)

Anonyme a dit…

Bonsoir...
Je n'ai pas manqué de m'esclaffer devant l'enseigne Nocidouphora... Cher Pitou, vous êtes ma muse, en plus de votre plume raffinée, une imagination débordante...
Pour ma part, je souscris pour le "parfumage" selon l'occasion...
Si je vais faire ma pouf' au bar pédé branché où traînent les gamines sorties du lycée qui écoutent Mylène à fond, j'opte pour un grand classique indémodaââhble : Jean-Paul (G, pas II hein...on sait bien que ce dernier n'est plus en odeur de Sainteté...). S'il s'agit de voir des gens devant lesquels je voudrais faire valoir mon "modern chic", ce sera un peu de fraîcheur, un doigt de subtilité et un soupçon d'élégance : Issey Miyaké (déjà cité par notre rédacteur), ou dans une nuance plus discrète Kenzo (plagiaire ? mais non nous avons des goûts parfumaux en commun voilà tout !). Pour finir, si le chic classique et un peu sophistiqué est de rigueur, ou s'il s'agit de plaire à ces dames (mais oui, ça peut arriver, même à votre serviteur), l'opulente distinction de Chanel sera de rigueur. Allure était en plus le parfum préféré de mon premier amour snif...

Tendres bises de votre Roseline (Feue Narcissa)

Les Pitous a dit…

Alcib=> Egoïste tout court, moi je n'aime pas tellement. Allure fut un temps le parfum de mon homme, mais pas le plus mémorable!
Et tu nous tiens au courant pour ton billet de loterie? J'ai souvenance d'une auberge nommée La Sapinière ;-)

Anna => tu n'es donc pas adepte de la douche façon Louis XIV? Prions que ton odeur naturelle soit suave ;-)

Roseline de B. (feue Narcissa)=> merci beaucoup de cette intervention que je n'ai pas rémunérée - je préfère couper court aux rumeurs.

Schénisha a dit…

Mon oeil...

capucine a dit…

mais dans ce cas ce blog est fait pour vous !
http://angeliqueetpavot.blogspot.com
Il à pour but d'expliquer les nouvelles tendances sur le parfum
A bientôt

Les Pitous a dit…

Bienvenue à toi, Capucine. Et, promis, je reviendrai me mettre au parfum sur ton blog ;-)