29 novembre, 2006

Vous prendrez bien un peu de gelée de thé, très chère?

Mardi soir j'ai fait de la gelée de thé. Pour ceux qui ne connaitraient pas et seraient sceptiques sur la recette, je conseille la dégustation d'une gelée Earl Grey Impérial Mariages Frères sur une petite tranche de brioche.
Après quelques essais, j'ai réussi à obtenir une gelée très sympathique avec un thè très parfumé (type "Esprit de Noël"). C'est donc sans méfiance que je me suis mis aux fourneaux mardi soir. J'avais tort.

Pour faire (et rater) une gelée de thé:
- faire un litre de thé fort et très parfumé (les puristes conseillent de filtrer savamment le breuvage pour éviter l'opacification de la gelée... personnellement je laisse toujours une ou deux feuilles de thé trainer dans la casserole.)
- incorporer du sucre, de préférence du fructose du fait de son pouvoir sucrant une fois et demi supérieur au bête sucre et de ses propriétés gélifiantes (je n'ai aucune idée du dosage: j'ai commencé comme pour une gelée de fruits avec 500g pour un litre, soit l'équivalent de 750g avec du sucre de base: bon mais très sucré. J'ai réduit la doses de moitié sans dommage gustatif et mardi j'ai fait au pif: shlouc, une louchée.)
- après ébulition, ajouter un gélifiant, dilué dans un peu d'eau au préalable: pour moi il n'y a que l'agar-agar, gélifiant végétal naturel vendu 1,50 euros en magasins bio type Rayons Verts. (mardi j'ai mis deux sachets pour un litre comme conseillait la notice et j'ai laissé bouillir... plus d'une demie heure: le breuvage avait réduit quelque peu).
- verser dans des pots ébouillantés, fermer et laisser refroidir avant de ranger au réfrigérateur pour assurer la conservation.
Résultat: une gelée fondante et parfumée, couleur ambre, subtilement sucrée
(Résultat: un bloc caramel laiteux/opaque, grumeleux... Merci V.)




28 novembre, 2006

Pardon 2

" Tu sais quel événement majeur s'est déroulé en 1111?
_ Euh... bah c'était sous quel roi, ça? Avant St Louis, non?
_ C'est l'invasion des Huns! (1111, mouarf)
_ C'est vraiment une blague à Huns balle, ça!
_ Moi, elle me fait rire Attila-rigot!"

Armenager: fin d'une longue histoire

Une multitude d'appels surtaxés plus tard, l'arnaque s'arrête pour moi. Vendredi, nous avons reçu notre "petit" chèque. J'ai attendu qu'il soit encaissé (je craignais encore le chèque sans provision - paranoïa quand tu nous tiens!) pour vous l'annoncer. Quelle belle arnaque! Imaginez un peu les intérêts qu'ils perçoivent avec l'argent encaissé et ce que rapportent les fameux numéros surtaxés et ces commerciaux qui baladent le client de service en service, lui raccrochent au nez (cela m'est arrivé au moins cinq fois), lui racontent des mensonges (on a essayé de me "satisfaire autrement"... le mystère reste entier!).
Bref, n'achetez jamais chez Armenager!

V.

26 novembre, 2006

Abyssale expérience du vide

Un des aspects chouettes de mon boulot, c’est qu’on nous donne mille occasions de progresser. Déjà, au quotidien, on apprend la patience. On devient vite de drôles de caméléons capables de toutes les adaptations (et de toutes les dissimulations). Tous les jours, on reçoit de petits courriers dans nos casiers, qu’on est probablement les seuls au monde à pouvoir décrypter (et pas tout, encore) et qui nous disent ce que c’est qu’être bon dans notre boulot. N’allez pas croire que nos années d’études servent à nous mettre au diapason des exigences des élèves : elles nous préparent juste à essayer de comprendre ce qu’on attend de nous. Et des fois, je me dis que j’ai dû interrompre top tôt mes études…

Mais en plus de ce quotidien riche en enseignements, on a mis en place rien que pour nous, le P.A.F. dans ta goule (Plan Académique de Formation dans ta goule). Le plus souvent Des fois, on tombe sur des formateurs passionnants, des collègues qui réfléchissent pendant des années au sujet, ne cessent d’expérimenter des solutions et vous communiquent l’envie d’essayer des tas d’activités. D’autres fois, on est un peu moins conquis, mais enfin on en tire toujours quelque chose de positif : il y a toujours une idée ou deux à glâner.
A midi, on échange avec des collègues nos expériences de formation, parce qu’on est comme ça, nous, de vrais work alcoholics. C’est là qu’on entend parler pour la première fois de la Louve Blanche. Puis les témoignages alarmistes se multiplient. C’est une légende urbaine qui circule dans les milieux autorisés, sans doute très exagérée : les profs, ça n’arrête pas d’exagérer, de toute façon. Et de se plaindre, en plus. Personne ne peut être aussi incompétent et rester formateur aussi longtemps. Et puis tout échange est bon à quelque chose, non ?

Non. Je vous en conjure, il faut me croire : j’ai rencontré la Louve Blanche. Je vais essayer de vous faire le récit de cette rencontre avec le vide. Déjà, même quand elle a commencé à parler, la Louve Blanche donne l’impression qu’elle attend quelqu’un ; quelqu’un de sérieux qui viendrait la tirer de ce mauvais pas. Ça faisait très première partie de concert. L’assemblée sent très vite que quelque chose cloche: je n’ai jamais vu une foule devenir hostile aussi vite, et pourtant je suis prof ! La Louve commence par écouter nos questions ; est-elle soucieuse de satisfaire à nos attentes… ou n’a-t-elle rien préparé de sérieux ? Très vite, la question se pose. L’exercice tourne au remplissage de temps. Elle est très floue, se contredit, noie le poisson, en se montrant parfois désagréable. Il devient bien vite évident qu’elle n’est pas plus experte que nous. Bien sûr qu’elle traite est censée traiter un sujet délicat ; c’est même pour ça qu’on est venus si nombreux (il y a fort à parier que, si son nom avait été donné au moment des inscriptions, le stage aurai été annulé faute de participants).
Très vite, l’assistance ne l’écoute plus. D’ailleurs, elle a le charisme d’une poutre et ne sait pas s’imposer.Un silence relatif s’installe quand l’un de nous intervient, mais dès qu’elle reprend la parole, on comprend vite que ça ne sert à rien de tendre l’oreille. . A ma gauche, Poussinou me demande si je n’ai pas un BIBA qui traîne. A ma droite, Grégory me souffle : « tu pourras dire : JE SAIS, maintenant »

Pour meubler, elle a prévu de nous passer un extrait de film, pour nous montrer ses pratiques. Pourquoi pas. Dès son arrivée, elle avait vérifié avec un surveillant que le matériel marchait bien. Au moment de l’utiliser, damnation ! plus rien ne fonctionne ! Elle se démène pendant un quart d’heure dans l’indifférence générale. En fait, elle utilisait juste la mauvaise télécommande. Personnellement, je n’ai pas bien saisi ce qu’elle essayait de démontrer avec son film, si ce n’est qu’elle voulait nous repasser vingt fois la même séquence pour gagner du temps. Quelques répliques cultes, quand même :

- « là, on croirait que c’est du Schubert et en fait… c’est du Brahms ! » (fantastique, voilà de quoi tenir en haleine une vingtaine de collégiens)

- « vous voyez ! plein de maisons avec des fenêtres ! on voit bien, là, que ça va être un film d’espionnage »

- « ça se passe à la quarante dix-neuvième minute »

Moi qui suis un empathique né, je me suis senti trèèèèèèès mal à l’aise pour elle dès les premières minutes de son intervention. Pendant la pause déjeuner, on s’est tâtés pour savoir si on y retournerait ou si on arrêtait le massacre. Et bien, croyez-le ou non, on y est retourné. Première surprise, nous avions surestimé la déperdition des effectifs. Une petite dizaine de gens en moins seulement, comme quoi les profs ont une forte conscience morale.
Deuxième surprise : au bout d’une demi-heure, rien ne se passe vraiment. A vrai dire, même lorsque la Louve reprend la parole, on sent bien que rien ne se passera plus. Elle a distribué des textes, elle veut vaguement nous faire bosser dessus, mais impossible de comprendre ce qu’elle attend. On sent le lynchage imminent. « Vous préférez quoi ? On travaille tous sur un texte ou bien on travaille par groupe ? Qui est au collège ? Qui est au lycée ? Bah ! Travaillez par groupe d’affinités sur le texte que vous voulez ! On travaille ce texte-là, tout le monde est d’accord ? ». Au terme d’une série de consignes contradictoires, elle s’assoit et discute avec un petit groupe. Personne n’a compris ce qu’il faut faire, tout le monde discute. J’essaie mollement de me mettre au boulot, mais je sais déjà qu’Elle ne tirera rien de nos efforts. Il faut bien admettre que cette journée n’aura servi à rien. Trois quart d’heure passent encore. A côté de moi, quelqu’un émet la possibilité de quitter la salle. On est dix à se lever. Lorsqu’on passe devant la Louve, elle lève les yeux au ciel. Pas de doute, c’est nous les blaireaux. Elle n’a pas l’air de se remettre en question. Je serais incapable de faire ce qu’elle fait, trop de scrupules. Chapeau bas !

G.

25 novembre, 2006

Bienheureux


Difficile de ne pas rendre hommage à cet acteur dont j'adorais adore la voix. Il incarna Alexandre le Bienheureux, personnage central d'un des (rares) films cultes de mon enfance, comme en témoigne encore mon amour de la couette.

G.

Rappel aux média

L'anorexie n'est pas une mode, c'est un trouble mental. Il faut aller chercher ses causes un peu plus loin que sur les couvertures de magazines...

J'en profite pour vous recommander chaudement un livre de jeunesse : Sobibòr, de Jean Molla. Ceux qui ont de solides connaissances historiques sur la Seconde Guerre Mondiale se demandront peut-être quel rapport il existe entre ce camp de concentration polonais et l'anorexie mentale. Je vous laisse découvrir la réponse, mais sachez qu'aucun de ces thèmes n'est ici accessoire. Si le dénouement est loin d'être inattendu, ce livre reste une bénédiction. Bonne lecture.

G.

23 novembre, 2006

Pardon

_ On voit parfois les gendarmes dans cette rue avec les jumelles.
_ Nooooooooooooon! Mary Kate et Ashley, ici, à Patelinvillers?

G.

On s'emporte, des fois

Têtaclac : - Bah c'est complètement con, des écoles de gladiateurs! ça peut pas exister des écoles où on apprend à mourir! D'abord, on peut pas mourir plusieurs fois, hein!

Moi : - Ils s'entraînent à combattre, pas à mourir. Tu peux le comprendre, ça, non? Si tu veux apprendre à mourir, tu lis Sénèque, tu fais ce que tu veux, mais tu arrêtes de me pomper l'air!

Maintenant que je l'écris, ça me semble un peu excessif, comme réaction... Mais une fois qu'on sait qu'il a fait une entrée retentissante avec une seule chaussure à son pied, qu'il a fait tomber onze fois sa règle en fer (foutredieu, y a pas moyen de les interdire?), s'est inquiété de l'état de l'appartement de Sénèque ("S'il habite au-dessus des bains, il doit avoir des moisissures!") et qu'il s'est exclamé "Bah à quoi ça sert de mettre des trous si c'est pour nous donner les réponses?" quand je répétais la bonne réponse suggérée par son voisin de table, on comprend mieux... Non, en fait, il faut vraiment le voir en live, ce bougre-là!

G.

P.S. : comme l'a habilement résumé une collègue et amie : dès qu'il y a une question con, il la pose. Hourrah!

22 novembre, 2006

Sale temps pour les caisses

Pour commencer cette chronique, je voudrais commenter la disparition de Guy Degrenne que je viens d’apprendre. OK, c’est pas une caisse, Guy Degrenne ; cela dit, après avoir passé sa vie à en remplir avec de la vaisselle et de l’argent, il a fini dedans. Comme nous tous (pouët pouët, c’est la fête). Ayons donc une larme pour lui : il a tant fait rêver mon homme !

Le point commun (et audacieux) entre Guy et les voitures, ces dernières heures, c’est que rien ne va plus. Hier, à l’issue d’une journée de cours et d’un conseil d’administration, il me fallait encore me farcir quelques bornes pour faire grâce de ma présence dans un conseil de classe (je suis un tel fan de Ségolène Royale, mon ancienne ministre, que je m’entraîne pour les 35 heures… il paraît, dixit un spécialiste de C dans l’air, qu’elle puise son inspiration chez Jaurès. Mouais). Bon, ben pour les 35 heures, je risque de ne pas être bien frais ! Arrivé devant le lycée, je m’engage sur le parking quand BING le trottoir et TSOING le klaxon un peu trop sensible de ma voiture. Bah oui, le trottoir bateau était un mètre plus loin, c’est ballot. La prochaine fois que j’envisage de faire une entrée aussi fracassante, promis, je m’assure qu’aucun collègue ne soit là pour assister à mon naufrage… parce que je me serais bien passé du sourire narquois de Schrek ! Bon, à ma décharge, il faisait nuit et il pleuvait, pauvre, pauvre Cosette.

Un peu plus tard, je vois un collègue débouler l’air catastrophé : il vient de plier sa bagnole (faut-il être maladroit !). Bon, lui a eu le courage d’aller jusqu’au bout de ses idées : sa voiture en a pour une semaine de cocooning chez le garagiste. Conseil d’ami, donc : si jamais vous avez la perversion l’occasion de passer par Coucouville, ne vous y arrêtez surtout pas pour manger ! Il paraît qu’ils ont des bornes vraiment vicieuses qui surgissent de l’Erèbe pour fondre sur votre caisse.

Dernier événement de ma palpitante vie automobile : ce matin un *@ ! »ç§ a rayé ma toute belle portière, sur le parking du collège. L’enquête est ouverte. C’est si bon de se sentir aimé !
Quoi? Y a plus grave?

G.

Hum hum

Là, j'avoue, je n'ai pas trop su comment réagir... Abraham, 13 ans, est rangé, prêt à rentrer en classe. Il a la joue barbouillée de blanco, parce qu'à cet âge-là, c'est souvent très intelligent.

_ Bah, Abraham? Qu'est-ce qu'il s'est passé?
_ C'est rien, m'sieur : on me sodomise tous les jours!

Je vous jure qu'il a bien dit SODOMISE! Je suppose qu'il a voulu dire "martyrise", ou un truc du genre. Cela dit, je ne suis pas allé vérifier ce qu'ils faisaient dans les autres cours, moi, ces mômes!

G.

P.S. : et un grand merci à Abraham qui risque de m'amener des lecteurs gratinés par le biais de google

19 novembre, 2006

Amuse-gueule gentil

Petit vikène dans ma belle-famille, auprès de Mamie Paulette la reine des paupiettes formules-choc. J'ai ainsi appris que feue sa chienne était morte de vieillesse assez jeune, et que l'ex-petite-amie de mon beau-frère était une sacrée alphabulatrice (et c'était pas oméga bien!). Pourquoi s'en tenir là? Voici un petit mémorial à ses perles les plus belles :

  • ça coule de souche! (ça c'est ma préf, et de très loin!)
  • elle fume beaucoup , et pas que des cigarettes... Elle fume aussi... (se penchant pour sussurer au creux de l'oreille) du hachis!
  • On va sortir de petits amuse-gueules gentils
Et là, enfer et dammmmmmnation : je m'aperçois que j'ai égaré le calepin où sont notées ses autres saillies. Dégoûté je suis! Si jamais je le retrouve...

G

Mon truc pour gagner du temps...

au péage de l'autoroute.

Vous avez passé un excellent dimanche en famille pour un anniversaire et avez profité de ce passage dans la capitale pour visiter Le Louvre le musée Guimet le musée des Arts Premiers des expos d'art moderne la rétrospective Zac Posen Ikea et en rapporter une porte de placard pour remplacer celle que vous aviez fait voler en éclats avec une perceuse au mois de juillet. Aujourd'hui, vous souriez de votre maladresse d'hier : on ne vous y reprendra plus à être si maladroit. D'ailleurs, la journée a été parfaite, vous avez même passé une heure à peine à Ikea pour un rendement optimal.

Alors pourquoi s'embêter à perdre du temps à la sortie de l'autoroute en confiant sa carte bancaire à une préposée? Direction l'automate. Nous, on n'est pas comme ces crétins qui n'ont toujours pas compris qu'on glisse la carte dans la même fente que le ticket et restent dix minutes à contempler l'appareil avec l'air éclairé d'une poule chypriote devant un cure-dent turc!

Mon homme s'arrête, ouvre sa fenêtre, introduit le ticket et jette prestement ma carte bleue par terre. Il ouvre sa portière qui bute contre la machine. il remonte dans la voiture, avance de quarante centimètres, ressort, prend la carte, remonte, glisse la carte dans la machine, la reprend, sent monter en lui un irrépressible fou-rire. La barrière se lève. Mon homme cale. Deux fois. La fenêtre grand ouverte, il éclate de son rire sonore de bébé d'amour . A trois mètres, la petite demoiselle qui, depuis sa cabine, a entre temps fait passer trois voitures et assisté à notre naufrage est évidemment hilare.

Pour l'humour (je laisse le lapsus) de l'humanité, donnez-vous vous aussi en spectacle pour égayer les travailleurs!

G.

16 novembre, 2006

Choc des 'tits ans


Il y a 4 ans, on me demandait encore ma carte d'identité pour rentrer en boîte, et on laissait entrer sans vérifier des jeunots d'à peine 18 ans. Déjà optimiste, je savais que ça ne durerait pas et qu'à l'âge où on a envie de paraître plus jeune, je ferai plus vieux. Mais quand même, pas si tôt!

Aujourd'hui, une collègue de mon âge m'a sorti : "on verra quand je serai aussi vieille que toi". Ce genre de méprise, on l'attend de la bouche des gamins qu'on se coltine tous les jours au boulot : au-delà de 17 ans, on tient du fossile et on a tôt fait de remonter aux années 50 (entre autres compétences dérisoires, les repères temporels ne sont pas leur fort). Mais de la part d'une collègue, zut quoi! En plus, elle a déjà deux gamins, elle! A 27 ans, ça refroidit un chouia, mais pas au point de se jeter dans un cryogénisateur...
N'empêche, ma théorie selon laquelle la peau flasque ne vient qu'avec les enfants vient de prendre un sérieux coup sur le museau (affaissé, le museau!)

G.

15 novembre, 2006

Choc des Titans









VS.








Adrian Grenier (2006)
Horst Buchholz (1956)

A cinquante ans d'intervalle, deux merveilles. Le brun aux cheveux ondulés est un idéal profondément ancré en moi. Buchholz, Grenier, rien de bien méditerranéen dans ces noms-là. Et pourtant, ces hommes convoquent mon idéal de pâtre grec. Pas celui que je désire, mais celui que je désire être. A quand cela remonte-t-il? Peut-être à lui :

Harry Hamlin, Le Choc des Titans (1981)

J'avais moins de dix ans quand j'ai découvert ce film (c'était bien après 1981, espèces de Gorgones!), et j'étais je pensais être fou amoureux d'Andromède (Judi Bowker).
Mesdemoiselles, messieurs, lequel recueille vos suffrages?

G.

Phrase du jour 2

Haaaaaaaaaaaarmony! Fais pas ta connasse!
La maman d'Harmony, top classe!

11 novembre, 2006

Plexus lunaire

Parmi les mille mains levées, votre serviteur en sélectionne une.

Moi : "Bon, Prudence, tu nous lis la deuxième phrase? (là, Prudence essaie de commencer mais...)

Têtaclac : Toujours des filles, hein!

Tronch'dequèq : Ouais, Monsieur, il aime bien les filles! (c'est pas possible, il vit sur Mars, lui?)

Moi : Euh... ça vous ennuie pas trop si on écoute Prudence?

Têtaclac : Moi, je disais ça comme ça, c'est tout, hein!

Moi : T'es sûr que tu veux pas te la boucler? (ouais, quand ma patience s'use, mon langage se relâche, je sais, ça le fait moyen)

Rigoletto : Ouais! Comme ça, Monsieur, il aimera p'tet aussi les garçons!

Tronch'dequèq : Il aime pas les garçons, Monsieur, quand même... (appréciez le "quand même" lourd de sous-entendus)

Moi (penché en avant le corps à 90° comme une cantatrice extrayant son tout dernier souffle) : Mais qu'est-ce qu'on s'en fouuuuuuuuuuuuuut!!!".

Et là, jarnidieu!, je vous jure que j'ai failli être encore plus vulgaire. Et pas pour faire cool, hein! Juste pour lutter contre la tentation d'enfoncer le crâne de l'un dans le plexus lunaire de l'autre! (si si, ça existe : en plein centre de votre fondement!)

G.

Si...

J'ai la certitude que si j'étais né avec un second chromosome X, j'aurais fait carrière sur les podiums. Bon, peut-être pas, mais j'aurais été un joli brin de fille! (combien de fois des hétéros-mais-pas-trop m'ont sorti des fadaises du genre : "t'es mignon pour un garçon"?)

Il n'empêche, j'aurais été malheureuse comme les pierres : à quoi sert d'être une bombasse quand on n'a pas les moyens (et je ne les aurais évidemment pas eus, puisque, même en étant super sexy, j'aurais fait prof, c'est un sacerdoce) (ah ouais?) de se payer des robes Zac Posen, hein? De toute façon, faire la belle dans des soirées mondaines, c'est tellement surfait!

Bon, le XY, ça ne me va pas si mal. Côté garde-robe, on n'a pas trop à se poser de questions (ah ouais?)

G

10 novembre, 2006

Chez Armenager, l'arnaque est offerte.

Il y a deux semaines j'ai demandé l'annulation de ma commande chez Armenager les rois du délai . On m'a assuré que je serai remboursé sous quinze jours. Evidemment rien n'est venu.
Rappelant le numéro surtaxé, j'ai appris qu'elle n'avait pas été enregistrée, qu'on avait essayé de me satisfaire autrement (mais comment???) et qu'on y avait échoué (je suis tellement difficile aussi... se faire rembourser? C'est vraiment out!), qu'on m'avait envoyé un email (jamais reçu) et qu'il y aurait un léger délai... de quinze jours.
Depuis, je n'arrive plus à les joindre, leur numéro est surchargé du matin au soir et il n'y a plus de musique d'attente, plus de standard... Le site existe toujours, il y a toujours une adresse parisienne référencée par la poste mais ce n'est pas entièrement rassurant! J'ai donc contacté l'assistance juridique de la Maif qui m'a conseillé d'attendre encore un peu (si la commande a été passée il y a deux mois, l'annulation est trop récente, ce n'est pas encore anormal).
Pfff, pas glamour l'arnaque électroménagère...
V.

09 novembre, 2006

Partial?

Que trouve-t-on lorsqu'on tape "moche picardie" sur Google?

Réponse

V.

08 novembre, 2006

Le syndrôme Muriel

Pourquoi est-ce qu’à chaque fois qu’on nous inflige une comédie sur le mariage, on nous promet la comédie de l’année ? Il y a maintenant une paire d’années, j’ai regardé Muriel, alléché par une bande annonce qui annonçait mensongèrement une grosse poilade. Je n’ai pas regretté, parce que c’est un film fabuleux ; mais il faut avouer qu’en dépit de moments vraiment drôles, c’est une comédie plutôt déprimante.

Lundi soir, j’ai eu l’imprudence de regarder Mariages ! alors que je tiens Jean Dujardin en horreur. Mon homme m’a dit que ça serait drôle, je me suis laissé amadouer par la perspective d’une petite soirée télé en n’amoureux, et il a passé la soirée à téléphoner pendant que je m’enfonçais dans le cauchemar. Là aussi, on avait claironné partout : mouarf, PT2 rire !!!!! Le film est tout ce que vous voulez : glauque, sordide, pompeux, pathétique, pénible, monstrueux, mais drôle (?!), à aucun moment.

Quand on veut faire rire avec le mariage, est-il irrémédiable de flirter avec le tragique ? Même Quatre Mariages et un enterrement, pour le coup très drôle, se sent obligé de finir au cimetière. Il semble que la cérémonie, dont on attend toujours qu’elle soit bien huilée, appelle la glissade (trop d’huile, sans doute). Dans Mariages ! les noces idylliques qui se transforment en cataclysme, ça m’a rappelé l’aîné australien, à une ou deux ou trois moult réserves près :

- Muriel n’est pas un navet

- Muriel m’a fait acheter l’intégrale d’Abba, alors qu’il n’y a positivement aucune chance que j’achète la merdasse bontempi du grand malade mental qui a composé la B.O. de Mariages !

- Les personnages de Mariages ! sont tous grotesques et je plains Lio de tout mon cœur lorsque je repense au dénouement du film et à la dernière image affligeante au symbolisme avarié. C’est con, parce qu’une image finale, comme la dernière ligne d’un roman, a un pouvoir énorme (en tout cas sur moi) et entre pour beaucoup dans l’impression que j’ai d’un film. Alors la femme libre qui va nu pied au beau milieu de la route en suivant les pointillés au son d’un carnage musical, ça tombe totalement à plat. Surtout après la scène clicheteuse du plongeon des deux jeunes mariés et du découpage de cheveux (vous comprenez, une femme aux cheveux longs, elle est forcément prisonnière de ses préjugés petits-bourgeois). Les autres acteurs, je ne peux pas les plaindre : Seigner et Dujardin sont bien assortis à la médiocrité de l’ensemble et Alexis Loret, s’il est un régal pour les yeux, est à ce point l’incarnation du fadasse qu’il n’arrivera jamais à m’apitoyer (pas de pitié pour les top-models ! niak niak niak).

- Muriel est un film cruel et subtil. Dans Mariages ! (qui se montre surtout cruel avec les nerfs du spectateurs), on voit le briquet mais pas la moindre étincelle. Pire que tout, après s’être vaguement montré corrosif, il tombe dans la bluette qui s’acharne à sauver une morale des plus étroites: le Loret ne s’était pas fait sucer par le travelo, finalement, juste par une quelconque connasse (ouf, il est bon pour le mariage, alors ! On a eu peuuuuuur !)

En fait, si ce n’est un thème commun, un décalage énorme entre l’attente et le résultat et le fait que j’ai chialé devant les deux films (mais vraiment pas pour les mêmes raisons !), je m’aperçois que cette comparaison n’a aucun fondement. J’offre donc une pièce montée aux courageux qui ont suivi jusqu’à la fin. Congratulations !

G.